Actualités du laboratoire | 2013

 

Appel à communication - "Le fait électoral au Venezuela : Approches pluridisciplinaires et mises en perspective"

Appel à communication

« Le fait électoral au Venezuela : Approches pluridisciplinaires et mises en perspectives»

Journée d’Etude du Groupe d’Etudes Interdisciplinaire sur le Venezuela (GEIVEN)

7 juin 2013, à l'Institut des Amériques, Paris

 

Envoi des propositions :Les propositions en français, en espagnol ou en anglais, d’une page maximum (paragraphe méthodologique et courte bibliographie inclus) sont à envoyer par mail à l’adresse jegeiven2013@gmail.com jusqu’au 31/03/2013.

Comité scientifique :Clémentine Berjaud (Université Paris 1 – CESSP/CRPS), Julia Buxton (University of Bradford), Olivier Compagnon (IHEAL – CREDA), Olivier Dabène (Sciences-Po Paris – CERI), Olivier Folz (Université de Lorraine – LIS), Véronique Hebrard (Université Paris 1 – Mondes Américains), Margarita López Maya (Universidad Central de Venezuela – CENDES), Serge Ollivier (Université Paris 1 – Mondes Américains), Federico Tarragoni (Université Paris 7 – CSPRP).

Comité organisateur : Clémentine Berjaud (Université Paris 1 – CESSP/CRPS), Olivier Folz (Université de Lorraine – LIS), Serge Ollivier (Université Paris 1 – Mondes Américains), Federico Tarragoni (Université Paris 7 – CSPRP).

La date limite de dépôt de communication est repoussée au 31 mars 2013

 

Thème général :La journée d’étude annuelle du GEIVEN portera sur le thème des élections au Venezuela. L’objectif de cette rencontre scientifique est double : il s’agira d’interroger la séquence électorale de l’année 2012 au prisme de diverses disciplines, tout en apportant des éléments de réflexion collective sur son appréhension et son traitement par les sciences sociales.

Les différentes élections (primaires, présidentielles et régionales) de l’année 2012 ont représenté à la fois un nouveau paroxysme de polarisation politique, de défiance vis-à-vis de différentes institutions (CNE, instituts de sondages, etc.), de suspicions dans chaque camp à propos de la régularité de la campagne adverse, et, paradoxalement, un moment de relatif assainissement du processus électoral (calme général de la journée électorale du 7 octobre, reconnaissance-éclair du verdict par le candidat défait). Les résultats laissent aussi transparaitre une évolution, mais dont la teneur reste à préciser : si l’opposition a su réorganiser sa plateforme électorale et réussir une percée en comparaison avec la débâcle de 2006, Chavez est resté net vainqueur des présidentielles et le PSUV dominateur lors des élections régionales. L’année 2012 – placée sous le signe des élections et de la maladie du leader bolivarien – paraît charnière, certes, mais les changements produits doivent encore être définis et analysés.

Afin de mieux comprendre les évolutions politiques récentes au Venezuela, il s’agit d’inscrire le fait électoral au sein d’études pluridisciplinaires, de l’analyser comme un fait politique, bien évidemment, mais pas seulement. Les élections sont structurées par des pratiques et des organisations sociales sur lesquelles elles ont des influences en retour, elles marquent un moment important dans la marche de l’économie nationale et dans la définition des politiques publiques. Fait politique, les élections sont aussi un fait social, culturel et économique. Comprendre les élections de 2012 demande, en outre, de les replacer dans l’histoire des processus électoraux au Venezuela, de les appréhender au regard d’évolutions diachroniques et d’un passé souvent vite oublié.

En conséquence, les élections vénézuéliennes gagneraient à être envisagées par le biais de communications venues de toutes les disciplines de sciences sociales (science politique, sociologie, mais aussi anthropologie, histoire, économie et droit entre autres). Les propositions attendues devront être fondées sur des matériaux empiriques de première main (entretiens, observations, études d’archives etc.) et accompagnées d’un paragraphe méthodologique précis.

Dans ce cadre, elles pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des axes déclinés ci-dessous.

Axes de la journée :

1 : Le moment électoral en perspective : L’élection est avant tout un processus, une dynamique collective, un moment partagé à l’échelle locale, nationale – et même internationale – scandé et plus ou moins ritualisé. La campagne, les choix (d’un candidat, d’aller voter) et les raisons de ceux-ci, le vote et ses explications sociologiques, la participation et plus largement les rapports à l’évènement politique des citoyens ordinaires sont autant d’entrées possibles pour analyser une séquence électorale. De plus, l’étude des procédures et cadrages électoraux vénézuéliens actuels bénéficierait grandement de comparaisons historiques, notamment avec le puntofijismo révolu.

2 : Les organisations et mouvements politiques Les organisations politiques vénézuéliennes, telles que les partis, sont à prendre pour objet et à traiter à l’aune de leurs évolutions ou de leurs recompositions durant l’année électorale 2012, et/ou en relation avec les précédentes élections. Les syndicats et les mouvements sociaux, historiquement très liés à des intérêts politiques et partisans au Venezuela, ne sont eux-mêmes pas étanches aux enjeux électoraux. Quels partis pris, vis-à-vis de la question électorale, traversent la société civile vénézuélienne ? Quelles pratiques et positions proprement politiques, que ce soit dans les médias ou dans différents espaces de sociabilité, adoptent les organisations sociales pendant un processus électoral ? En quoi ces mêmes organisations sont affectées par leurs relations à l’élection ? Le biais électoral et évènementiel devient alors un axe d’étude des relations entre d’un côté les différentes organisations (partis, syndicats, associations, société civile) et, de l’autre, le reste du champ politique. Les interactions entre ces différentes organisations semblent enfin constituer une piste intéressante.

3 : Politiques publiques et institutions La compétition électorale représente, de fait, un moment d’affirmation et de redéfinition du fonctionnement de l’État et de ses politiques publiques. Dans un contexte « révolutionnaire » les compromis politiques et économiques nationaux sont plus que jamais en question. La continuité et les marges de manœuvre des institutions étatiques sont dépendantes du calendrier électoral et du résultat du vote.

À partir d’une politique publique particulière, des enjeux et jeux d’acteurs qui la déterminent, les propositions pourront étudier en détail les programmes électoraux et les institutions qui en sont porteuses. Les communications pourront aussi porter sur les réformes mises en œuvre au sein de l’État au regard du fait électoral.

4 : Les élections au prisme de l’international L’actualité politique vénézuélienne, portée par un gouvernement extrêmement médiatisé et polémique dans le monde, est aussi marquée par la structure économique du pays, pétrolier et exportateur, pleinement inscrit dans des échanges mondiaux à forts enjeux géopolitiques. Aussi cet axe vise-t-il à réinscrire les élections dans le contexte international pour mieux les comprendre : en termes d’acteurs (porteurs d’idées, conseillers, observateurs, circulation des agents…), d’organisations internationales (et notamment celles qui interviennent dans les processus électoraux pour dire le droit) et de relations internationales, gouvernementales ou étatiques, entre le Venezuela et d’autres pays.

EHESS
CNRS
Paris Sorbonne
Paris Ouest Nanterre la Défense

flux rss  Actualités

Quelle droite a pris le pouvoir au Brésil ?

Colloque - Mardi 30 mai 2017 - 09:00Ce colloque a pour objectif de proposer un éclairage historique sur la profonde rupture politique vécue par le Brésil au cours de l’année 2016, c’est-à-dire la conquête du pouvoir par une droite très conservatrice, via l’impeachment de la présidente Dilma Rous (...)(...)

Lire la suite

Traites et esclavages au prisme des artistes contemporains

Colloque - Jeudi 11 mai 2017 - 08:45Depuis 2007, le musée d’Aquitaine organise tous les deux ans un colloque international dans le cadre des commémorations de la journée du 10 mai sur les mémoires des traites, des esclavages et de leurs abolitions.Cette 6e édition des Rencontres atlantiques prop (...)(...)

Lire la suite

Représenter la guerre : la production artistique des anciens combattants de la Force expéditionnaire du Brésil (FEB) dans la Seconde Guerre mondiale

Conférence - Lundi 24 avril 2017 - 12:00Si la participation active du Brésil dans la Seconde Guerre mondiale en envoyant environ 25 000 soldats au front de bataille en Italie est un événement encore peu connu du grand public, y compris au Brésil, la production culturelle résultant de cette parti (...)(...)

Lire la suite

Plus d'actualités

Mondes Américains - UMR 8168
EHESS

54, boulevard Raspail
75006 Paris, France
Tél. : +33 (0)1 49 54 20 85
Fax : +33 (0)1 49 54 25 36


Communication :
T.  +33 (0) 1 49 54 24 33

Nous suivre sur Facebook