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Gilles Havard et Denis Laborde, médaillés d'argent 2020 du CNRS

Prix et distinctions -Gilles Havard et Denis Laborde ont tous deux reçu les médailles d'argent 2020 du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), qui distingue des chercheurs et des chercheuses pour l'originalité, la qualité et l'importance de leurs travaux, reconnus sur le plan national et international. En même temps qu'eux, quatre autres chercheurs et chercheuses obtenaient une médaille de bronze, qui récompense quant à elles leurs premiers travaux et les encourage à poursuivre des recherches bien engagées et déjà fécondes. Découvrez leur parcours et leurs sujets de recherche. Gilles Havard, historien, directeur de recherche du CNRS (Mondes Américains)Après plusieurs années d’enseignement de l’histoire-géographie dans des collèges de Zone d’éducation prioritaire à Paris, Gilles Havard, agrégé d’histoire (concours préparé à Rennes-II) et docteur en histoire (Paris-VII), est recruté au CNRS en 2006.Il rejoint alors le Centre d’études nord-américaines et le laboratoire Mondes Américains, à l’EHESS, où il obtient son HDR en 2013.Ses travaux, qui adoptent une perspective anthropologique, portent sur les relations entre Européens et Indiens en Amérique du Nord (XVIe-XIXe siècles). Ils s’interrogent sur le rôle des contacts culturels dans la façon dont se construisent les sociétés coloniales et, parallèlement, dont s’actualisent les usages amérindiens. Dans ce cadre, G. Havard a voulu renouveler l’histoire de l’empire colonial français du Nouveau Monde en analysant le bricolage outre-Atlantique des pratiques juridiques et diplomatiques de la monarchie. Il s’est aussi efforcé de restituer les logiques culturelles indiennes dans leur singularité, en mobilisant les travaux ethnologiques comme grille de vraisemblance de ce qui a été consigné dans les archives coloniales.Son livre Empire et métissages (2003) et son article « Le rire des jésuites » (Annales, 2007) témoignent de cette approche. L’autre axe, contigu, de sa recherche, porte sur le passé franco-indien de l’espace nord-américain, celui d’avant la « Conquête de l’Ouest ». À travers la figure élusive du coureur de bois, personnage situé à l’intersection du monde colonial européen et des mondes amérindiens, il a proposé une nouvelle généalogie de l’histoire nord-américaine : dans Histoire des coureurs de bois (Grand Prix des Rendez-vous de l’histoire de Blois 2016), il s’interroge, dans une veine comparative, sur la construction et les pratiques de ces sous-cultures mobiles et masculines qui s’incorporent dans les pays indiens sans les coloniser ; dans L’Amérique fantôme (2019), changeant d’échelle d’observation, il met en série une dizaine de parcours de vie de coureurs de bois francophones, qui s’offrent comme autant de cas limites, dans la perspective de la micro-histoire. Denis Laborde, anthropologue, directeur d'études à l'EHESSAprès des études au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, Denis Laborde enseigne en conservatoire et dirige à Radio France la création mondiale des Crystal Psalms d’Alvin Curran (New Albion Records). Il découvre l’anthropologie, prépare un doctorat de l’EHESS sur les improvisations poético-musicales du bertsulari basque (Nicole Belmont). Devenu rédacteur en chef de la revue Ethnologie française, il entre au CNRS (Laios). Nommé à Göttingen (MHFA – Max Planck Institut für Geschichte) puis à Berlin (Centre Marc Bloch), il organise un réseau international de recherche sur les Musiques du Monde. À son retour, il intègre le centre Georg Simmel et est élu à une direction d’études à l’EHESS. En 2017, il fonde à Bayonne l’Institut ARI (Basque Anthropological Research Institute on Music), devenu une équipe de l’UMR Passages (UMR 5319).Denis Laborde fait de la musique un outil d’analyse des sociétés humaines. Il concentre son attention sur les situations, emprunte à l’anthropologie sociale ses appuis théoriques, nourrit un dialogue permanent avec l’Histoire, la philosophie et une sociologie d’inspiration pragmatiste. Dans le répertoire traditionnel basque comme dans les mondes du jazz, il s’intéresse à la façon dont un musicien ou une musicienne érige l’environnement en ressource d’action. Il démontre alors que, bien loin d’être un jeu de hasard, l’improvisation est un jeu d’adresse : on ne s’improvise pas improvisateur (La mémoire et l’instant ; Thelonious Monk, sculpteur de silence). Son intérêt pour l’analyse situationnelle le conduit à interroger des situations à conflit déclaré, en particulier les dénonciations de blasphème (Bach à Leipzig, vendredi saint de 1729 ; The unbearable sound: the strange career of musicoclashes, MIT Press ; « Écouter la musique, c’est un grave péché », Genève). La réflexion qu’il mène en Allemagne avec Patrice Veit sur les lieux de musique le conduit à travailler sur les figures du savoir et les institutions culturelles. Il coordonne plusieurs publications (Allemagne, l’interrogation, avec Alf Lüdtke ; Erinnerung und Gesellschaft, Maurice Halbwachs (1877-1945) avec Hermann Krapoth ; Désirs d’histoire avec Michael Werner ; Le Cas Royaumont, Paris). Puis il fonde à Bayonne l’Institut ARI au moment où cette ville devient une porte d’entrée pour des migrants : 12 000 personnes accueillies sur place en une année. Le besoin d’intelligibilité qui émane de la société civile l’incite à consacrer ses recherches à la façon dont la fabrication de musique accompagne celles et ceux qui se trouvent en situation de migration forcée tout au long de leur périple (Migrants Musiciens, Genève) : pourquoi de la musique en de telles circonstances ? et que produit donc cette fabrication de musique ? Avec l’Institut Convergences Migrations, puis avec Columbia University et le Center for World Music de Hildesheim, il structure des projets internationaux sur ce thème. Avec ses doctorants, il crée une forme originale d’écriture scientifique : le festival Haizebegi, les mondes de la musique : des concerts, des films, des ateliers, des colloques, des rencontres qui permettent à des musiciens et aux spectateurs les plus divers de partager cette libido sciendi qui anime ces chercheurs qui, comme lui, font de la musique un outil d’intelligence des sociétés humaines. 

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Louisiane coloniale, empire français et esclavage atlantique

Journée(s) d'étude - Vendredi 21 février 2020 - 16:00Mondes Américains vous convient à la Journée d'études :« Louisiane coloniale, empire français et esclavage atlantique »Organisée par Gilles Havard (CNRS-Mondes Américains) et Clément Thibaud (EHESS-Mondes Américains)Présidé par François-Joseph Ruggiu (Sorbonne Université), cet atelier souhaite s’interroger sur les renouvellements de l’histoire de l’Atlantique français à travers trois ouvrages récents, tous consacrés à la Louisiane du XVIIIe siècle.Dans Voices of the Enslaved : Love, Labor, and Longing in French Louisiana (2019), d’abord, Sophie White s’appuie sur les témoignages judiciaires d’esclaves africains pour tenter de reconstituer leurs expériences de vie ; dans Carribean New Orleans : Empire, Race, and the Making of a Slave Society (2019), ensuite, Cécile Vidal étudie la formation à La Nouvelle-Orléans d’une société esclavagiste et sa racialisation, sous l’influence de Saint-Domingue ; enfin, l’ouvrage collectif New Orleans, Louisiana, and Saint-Louis, Senegal: Mirror Cities in the Atlantic World, 1659-2000s (dir. Emily Clark, Ibrahima Thioub et Cécile Vidal) met en miroir l’histoire des villes de La Nouvelle-Orléans et de Saint-Louis du Sénégal dans leurs rapports à l’impérialisme, au colonialisme et à l’esclavagisme.La table-ronde, de 16h à 18h, s’arrêtera successivement sur chacun des trois livres, avec les commentaires, respectivement, de Catarina Madeira-Santos (EHESS-IMAF), Arnaud Exbalin (Paris X-Mondes Américains) et Céline Flory (CNRS-Mondes Américains), suivis des réponses de Sophie White (University of Notre Dame), Cécile Vidal (EHESS-Mondes Américains) et Emily Clark (Tulane University).A partir de 18h sera lancée une discussion plus générale sur l'état de l'historiographie de la Louisiane française et de l’empire colonial français de l'époque moderne, discussion introduite par une communication de François-Joseph Ruggiu.

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Les recensements au Brésil : perspectives historiques et défis actuels (1920-2020)

Journée(s) d'étude - Mardi 28 janvier 2020 - 09:00Changement de lieu : 54, bd Raspail 75006 ParisMardi 28 janvier :- 9h à 13h : Salle 15 au niveau -1- 14h à 17h30 : Salle B2-04 au 2e étageOutils essentiels pour les actions de l’Etat brésilien et pour leur évaluation, les recensements reflètent les processus de conception et de consolidation des politiques économiques, territoriales et sociales du pays. Depuis les premières décennies du XXe siècle, ils ont contribué à la création de modèles de croissance, quantifié la concentration des richesses, et fourni des données fiables pour les débats sur le combat à la pauvreté. Ils ont également contribué à forger le mythe d’une nation sans divisions et sans conflits raciaux ; depuis les années 1990, ils ont constitué un élément essentiel des mouvements de démocratisation de la société brésilienne, donnant aux minorités plus de visibilité et des nouveaux moyens pour les mobilisations. En 2020 aura lieu le treizième recensement national, et le neuvième sous la coordination de l’Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística – IBGE. Il s'agit également de l’année du centenaire du premier grand recensement de la République brésilienne, et l’un des plus importants à la fois en termes techniques qu’en ce qui concerne son contexte politique et culturel.Réalisé en 1920, il fut publié et diffusé dans le cadre de l’exposition universelle de 1922, organisée par l’Etat en commémoration d’un autre centenaire, celui de l'Indépendance du Brésil. Alors que ce recensement fut innovant à plusieurs égards (le premier à inclure le censo industriel et agricole), et qu’il a augmenté de manière significative le nombre de questions analysées, celui qui se profile pour 2020 sera soumis non seulement à des coupes budgétaires, mais à une diminution et à une simplification des variables pour mesurer les inégalités.Ce colloque a pour but de discuter l’évolution des principales catégories démographiques, économiques et géographiques utilisées au cours d’un siècle de recensements. Programme9h30 – Introduction par Alexandre Camargo, Claudia Damasceno et Hervé Théry10h – Alexandre Camargo (IUPERJ/UCAM)Le recensement de 1920 et la construction statistique de l’inégalité en tant que fait social10h30 – Eustaquio Reis (IPEA – Instituto de Pesquisas Economicas Aplicadas, Rio de Janeiro)Le recensement de 1920 : le premier portrait économique du Brésil11h – Alessandra Traldi Simoni (Université Estadual de Campinas-Unicamp)De l´invisibilité à la participation : la production de données sur les peuples indigènes dans les recensements nationaux11h30 – Discussion, introduite par Laurent Vidal (Univ La Rochelle/CRBC) et Maria Isabel Chrisostomo (Univ. Fédérale de Viçosa)12h15-13h45 pause déjeuner14h – Hervé Théry (CNRS)Un siècle et demi de recensements au Brésil, une vision cartographique14h30 – André Rodrigues Nagy (Fondation SEADE, São Paulo)2020, quelles comparaisons ?15h – Neli de Mello-Théry (Université de São Paulo)Recensements, environnement et développement durable15h30 -16h pause16h – Cathy Chatel (I.R, Université de Paris/, Cessma), François Moriconi (DR, CNRS, Université de Paris/LIED), Maria Encarnação Beltrão Sposito (Professeur, UNESP)Géographie, agglomérations urbaines et statistique à travers le recensement de 2010 : un mariage capricieux16h30 – Discussion finale, introduite par Laurent Vidal (Univ La Rochelle/CRBC) et Maria Isabel Chrisostomo (Univ. Fédérale de Viçosa)

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L’Association des brésilianistes européens (ABRE) a choisi l’EHESS pour son prochain congrès Abre II

Échos de la recherche -L’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) recevra, du 18 au 21 septembre 2019, le IIe congrès de l’Association des brésilianistes en Europe (Abre). Un premier rassemblement, beaucoup plus modeste, avait eu lieu à l’université de Leyde il y a deux ans. Il avait permis de vérifier que de nombreux pays européens avaient offert des postes à des brésilianistes dans les divers champs des sciences sociales et des humanités, mais que nombre d’entre eux restaient isolés.La décision de demander à l’EHESS d’organiser et d’accueillir le prochain congrès allait presque de soi. L’École entretient depuis ses origines un dialogue suivi et fructueux avec le Brésil. Plusieurs des pionniers qui créèrent l’université de São Paulo enseignèrent à la VIe section de l’École pratique des hautes études (EPHE) ou à l’EHESS à leur retour (Fernand Braudel, Roger Bastide, Claude Lévi-Strauss). Aujourd’hui, la plupart des centres accueillent des étudiants ou des chercheurs brésiliens et le Centre de recherches sur le Brésil colonial et contemporain (CRBC) est l’une des équipes brésilianistes pluridisciplinaires parmi les plus importantes en Europe. Son journal, Brésil(s). Sciences humaines et sociales, y a beaucoup de lecteurs.Le choix de Paris et de l’EHESS devait permettre à l’Abre, avait-on pensé, de se doter d’une politique plus ambitieuse : s’ouvrir à plus de pays, créer des liens durables entre les équipes européennes, engager un dialogue multilatéral avec les collègues brésiliens (actuellement dans une situation politique difficile et en proie à de nombreuses attaques), viser plus étroitement les doctorants européens en les aidant à se mettre en réseau et en soutenant leur travail de recherche (prix de thèse), faire se rencontrer les animateurs européens et brésiliens des institutions d’appui à la recherche. Les attentes se révélèrent exactes. Plus de 500 intervenants sont d’ores et déjà inscrits. Ils viennent de 23 pays différents : du Brésil bien sûr (plus de 250 congressistes), de France (115), du Portugal (58), des États-Unis (29), du Royaume-Uni (28), d’Allemagne (24), d’Italie (18), d’Espagne (11), etc. Parmi eux plus d’un quart seront des étudiants. Par sa taille, par la richesse et la diversité des interactions attendues, ce congrès sera l’un des plus importants réalisés à l’EHESS. La présidence, la vice-présidence internationale, la direction du développement de la recherche (DDR) et son pôle international, Mondes américains et le CRBC n’ont ménagé ni leur temps ni leurs moyens pour en faire un événement intellectuel qui fera date.Ne disposant pas à l’EHESS d’un amphithéâtre susceptible d’accueillir les séances plénières, un partenariat a été mis en place avec, pour l’ouverture, le musée du Quai Branly et, pour la clôture, la Ville de Paris. Afin de rappeler la place du Brésil dans la recherche anthropologique en France et au sein de l’EHESS, Emmanuelle Loyer, biographe de Claude Lévi-Strauss, prononcera la première conférence (« Tous indiens désormais… »). Laura de Mello e Souza, actuelle titulaire de la chaire d’histoire du Brésil de Paris-Sorbonne, clôturera les débats en montrant comment les blessures aujourd’hui infligées aux territoires brésiliens (et à leurs paysages), ainsi qu’aux hommes et aux femmes qui les occupent, s’inscrivent dans un passé colonial qui a exploité sans retenu tout ce qui pouvait l’être. En acceptant d’accueillir cette conférence, la Ville de Paris a associé le congrès à l’hommage qu’elle rendra au même moment à Marielle Franco, femme politique et intellectuelle noire et lesbienne née dans une favela et y militant, lâchement assassinée l’année dernière par des hommes de mains à Rio de Janeiro. Un nouveau jardin du 10e arrondissement de Paris portera son nom.Les 110 panels proposés par les congressistes couvrent une très grande variété de disciplines et de sujets : littérature, cinéma, musique, arts plastiques, patrimoine, Amazonie, populations amérindiennes et, bien sûr, l'histoire coloniale et le système esclavagiste, la dictature militaire et son héritage, l'esclavage contemporain, la question raciale, le genre, les migrations, les nouvelles droites, les questions environnementales, les politiques urbaines, les inégalités, la violence dans ses formes les plus diverses, etc. Un de ces panels sera consacré à la situation du Museu Nacional, récemment détruit avec une grande partie de ses collections par un terrible incendie, avec la présence de chercheurs venus des musées européens « amis » de l'institution brésilienne. Une table ronde plus institutionnelle traitera des formes de financement de la recherche brésilianiste en Europe, avec l’aide de représentants des agences européennes et brésiliennes. Un groupe de chercheurs brésiliens spécialement invités par l’EHESS animera, avec quelques-uns de leurs collègues déjà sur place, une table ronde sur la situation des universités et de la recherche en sciences humaines et sociales au Brésil dans le nouveau contexte politique du pays, avec un regard particulier sur les sujets devenus « sensibles ».L’évolution politique récente du Brésil donne à ce congrès une dimension toute particulière. Il y a quelques années seulement, beaucoup de brésilianistes aimaient saluer sa solide démocratie. Ils disaient fréquemment qu’il était devenu, en dépit de son lourd passé colonial et autoritaire, un laboratoire d’expériences sociales innovantes dans la lutte contre les inégalités, les ségrégations raciales ou de genre, le respect des droits et la sauvegarde de la planète. Force est de constater aujourd’hui qu’il semble tout autant anticiper les dynamiques globales de défiance à l’égard de la démocratie. L’urgence d’en débattre, d’imaginer de nouvelles évolutions, peut-être aussi de se rassembler lorsque l’on se sent devenir plus fragile, est pour beaucoup dans le succès de cette initiative. Cela impose à l’EHESS et à l’Abre un devoir encore plus impérieux d’en faire un moment décisif.Mônica Raisa Schpun, vice-présidente de l'Abre et responsable de l'organisation du congrès (CRBC-Mondes américains)  

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En septembre 2019, l'EHESS accueille deux grands événements internationaux : EURHO et ABRE

Vie de l'École -L’EHESS accueille chaque année des événements scientifiques de grande envergure, réunissant des spécialistes du monde entier. En septembre, deux grandes manifestations se tiendront à l’École, participant à son rayonnement international.Rural History 2019Gérard Béaur, président du comité scientifique de l’EURHO (CRH-Erhimor), nous présente la 4e Conférence biennale de l’Organisation européenne d’histoire rurale (EURHO), qui se tiendra du 10 au 13 septembre, à l’EHESS.« Depuis 2010, les historiens se réunissent régulièrement sous l’égide de l’Eurho pour débattre des grandes questions qui se sont posées et qui se posent encore au monde des campagnes. À travers le programme européen que j’ai dirigé ici même, j’ai été l’un des initiateurs de la création de cette Organisation qui fédère les chercheurs engagés sur ce champ. J’ai été un artisan convaincu de la tenue de ces Conférences auxquelles j’ai régulièrement participé. J’ai pu constater à quel point elles représentaient une magnifique occasion pour les historiens et les spécialistes des sciences sociales de présenter, comparer, discuter leurs travaux, que ceux-ci relèvent des enjeux environnementaux, de l’organisation des systèmes agricoles, de ce qui touche à l’approvisionnement des populations ou au sort des agriculteurs. En organisant la 4e Conférence de l’EURHO à l’École, je suis convaincu que les discussions feront avancer notre compréhension des défis auxquels la ruralité et nos sociétés contemporaines se trouvent confrontées. »IIe Congrès de l’ABREL’EHESS accueillera du 18 au 21 septembre le IIe congrès de l’Association des brésilianistes en Europe (ABRE). Mônica Raisa Schpun, vice-présidente de l'ABRE et responsable de l'organisation du congrès (CRBC-Mondes américains) nous en dit plus sur cet événement.« La décision de demander à l’École d’organiser et d’accueillir ce congrès allait presque de soi. L’École entretient depuis ses origines un dialogue suivi et fructueux avec le Brésil et le Centre de recherches sur le Brésil colonial et contemporain (CRBC) est l’une des équipes brésilianistes pluridisciplinaires parmi les plus importantes en Europe. Son journal, Brésil(s). Sciences humaines et sociales, y a beaucoup de lecteurs. Plus de 500 intervenants sont d’ores et déjà inscrits. Ils viennent de 23 pays différents. Parmi eux, un tiers sont des étudiants. L’évolution politique récente du Brésil donne à ce congrès une dimension toute particulière. Cela impose à l’EHESS et à l’ABRE un devoir encore plus impérieux d’en faire un moment décisif. » 

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ABRE II, deuxième congrès de l’Association des brésilianistes en Europe

Colloque - Mercredi 18 septembre 2019 - 09:00Le IIe congrès de l’Association des brésilianistes en Europe (ABRE) aura lieu du 18 au 21 septembre 2019 à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), à Paris. Près de 500 intervenants sont attendus, venant notamment d'Europe et du Brésil, avec environ un quart d'étudiants. L'ouverture du congrès aura lieu au Musée du Quai Branly Jacques Chirac, avec une conférence d'Emmanuelle Loyer, biographe de Claude Lévi-Strauss, où nous mettrons à l'honneur le brésilianisme français. Pour la clôture, Laura de Mello e Souza, titulaire de la seule Chaire française en histoire du Brésil, sera notre conférencière. Les panels couvrent une très grande variété de sujets : les nouvelles droites, la dictature militaire et son legs, la littérature, le cinéma, la musique, les arts plastiques et le patrimoine, l'Amazonie, les indiens, la question raciale, le genre, les migrations, les questions environnementales, les politiques urbaines, les inégalités, la violence dans ses formes les plus diverses, l'histoire coloniale et esclavagiste, l'esclavage contemporain, etc. Un de ces panels sera consacré à la situation du Musée National, avec la présence de chercheurs venus des musées européens "amis" de l'institution brésilienne. Une table ronde traitera des formes de financement à la recherche sur le Brésil en Europe, avec la présence de représentants des agences européennes et brésiliennes. La dernière journée sera consacrée à une activité dont l'initiative revient à l'EHESS : une table ronde sur la situation des universités et de la recherche en sciences humaines et sociales au Brésil dans le nouveau contexte politique du pays, avec un regard particulier sur les sujets devenus "sensibles". Programme (en portugais)1° Dia- 18/09/2019 (Qua)9h-13h30 – Recepção dos participantes - EHESS : 54 boulevard Raspail, hall9h30-13h – Brunch dos estudantes - EHESS: 54 boulevard Raspail13h30-16h – Painéis - EHESS : 54, 96 & 105 boulevard Raspail17h-18h30 – Conferência de abertura - Emmanuelle Loyer - Théâtre Claude Levi-Strauss – Musée Quai du Branly: 37 Quai Branly, 75007 Paris2° Dia- 19/09/2019 (Qui)9h-13h30 – Painéis - EHESS : 54, 96 & 105 boulevard Raspail13h30-14h30 – Pausa para almoço14h30-17h – Painéis - EHESS : 54, 96 & 105 boulevard Raspail17h30-19h15 – Mesa redonda - "A pesquisa sobre o Brasil na Europa: quais programas, quais financiamentos, com quais parcerias?" - Anfiteatro François Furet, EHESS, 105 boulevard Raspail19h30-20h45 - AG da ABRE - Entrega do Prêmio ABRE da melhor tese - Amphithéâtre François Furet, EHESS: 105 boulevard Raspail3° Dia- 20/09/2019 (Sex)9h30-12h – Painéis - EHESS : 54, 96 & 105 boulevard Raspail12h30-14h – Pausa para almoço14h-16h30 – Painéis - EHESS : 54, 96 & 105 boulevard Raspail17h-18h – Conferência de encerramento - “Natureza mineira: Jardim das Hespérides ou paisagens devastadas ?” - Laura de Mello e Souza - Salle Olympe de Gouges, 15 Rue Merlin, 75011 Paris18h30-20h – Coquetel de encerramento (No mesmo local acima).4° Dia- 21/09/2019 (Sáb)9h-15h – Mesa redonda EHESS/ABRE- Desafios às ciências humanas e sociais no Brasil hoje - Anfiteatro François Furet, EHESS: 105 boulevard Raspail

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Conférence CAES : Le Programme archéologique Animas Altas, Ica, Pérou

Conférence - Jeudi 18 avril 2019 - 12:30Le Programme archéologique Animas Altas, Ica, PérouPenser l’histoire du Pérou précolonial ?L’Amérique dite « préhispanique » ou « précolombienne » est mal comprise. Elle est encore pensée à travers le filtre de la pensée occidentale. Sa temporalité est confinée à la préhistoire et les sociétés la composant sont souvent caractérisées par des « manques » ou absences d’organisations propres à l’Ancien Monde. On parle ainsi de sociétés « sans écriture », « sans Etat » et « sans urbanisme ». Partant de l’idée que les populations andines ont généré leurs propres représentations du monde idéel et matériel, cette conférence se propose d’analyser les résultats de découvertes faites sur le site archéologique Animas Altas/Animas Bajas, situé sur la côte sud du Pérou. Il s’agira d’appréhender l’histoire des collectifs Paracas (600 av. J.-C. -100 ap. J.-C.) dans une perspective véritablement andine. Intervenante :Aïcha Bachir Bacha-Llanos, ingénieure de recherche à l'EHESS

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Le Prix Lionel-Groulx 2020 a été attribué à Cécile Vidal (EHESS/Mondes Américains/CENA)

Prix et distinctions -Le Prix Lionel-Groulx 2020 de l'Institut d'histoire de l'Amérique française (Canada) a été attribué à Cécile Vidal (EHESS/Mondes Américains/CENA) pour son ouvrage : Caribbean New Orleans : Empire, Race, and the Making of a Slave Society, Williamsburg et Chapel Hill, Omohund (...)(...)

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Le prix de la recherche SAES/AFEA 2020 a été attribué à Cécile Vidal (EHESS/Mondes Américains/CENA)

Prix et distinctions -Le Prix de la recherche SAES/AFEA (Société des anglicistes de l’enseignement supérieur/Association française d’études américaines) 2020 a été remis en visioconférence lors de l'assemblée générale de l'AFEA à Cécile Vidal pour son ouvrage : Caribbean New Orleans : Empire, Ra (...)(...)

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Le Prix de la Fondation Martine Aublet 2020 a été décerné à Gilles Havard (EHESS/Mondes Américains/CENA)

Prix et distinctions -Le Prix de la Fondation Martine Aublet 2020, en collaboration avec le musée du Quai Branly - Jacques Chirac, a été remis à Gilles Havard le lundi 5 octobre 2020 au musée du Quai Branly - Jacques Chirac pour son livre L’Amérique fantôme. Les aventuriers francophones du Nouve (...)(...)

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