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Les Midis de Brésil(s) - Carly Machado Professeur à l'Universidade Federal Rural do Rio de Janeiro

Table ronde - Lundi 13 novembre 2017 - 12:00Pendant des nombreuses années, le catholicisme a été la religion hégémonique au Brésil, d’un point de vue quantitatif mais aussi qualitatif. Les catholiques étaient majoritaires numériquement, et l’idée d’une « culture brésilienne » elle-même s’ancrait fortement dans des références catholiques. Depuis une vingtaine d’années, cette réalité change. Au-delà de la croissance du nombre d’évangéliques dans le pays, ce changement s’opère au niveau des références, des revendications et des querelles soulevées par les évangéliques dans la sphère publique brésilienne. Ce processus n’est pas sans effet sur les arènes politiques et culturelles du pays. L’objectif principal de cette conférence est de réfléchir à ces changements, notamment au rôle des interventions médiatiques de la part de ces nouveaux acteurs, ainsi qu’aux différentes échelles de leur action politique. L’analyse que je propose s’intéresse moins aux controverses au niveau national que sur les spécificités de l’action politique au niveau local mettant en relation religion, politique et culture.*** Entrée libre ***

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Les Midis de Brésil(s) - Serge Paugam, directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'EHESS

Table ronde - Lundi 04 décembre 2017 - 12:00Vivre dans un quartier ségrégué où se concentre la richesse permet aux catégories supérieures de profiter des avantages de l'entre-soi en termes de sécurité et de bien-être et d'être en conformité avec le statut social auquel elles aspirent. Mais la production ou reproduction de ce mode de vie relativement coupé des autres couches de la population s'accompagnent aussi de représentations particulières à l'égard des pauvres. Qu'ils côtoient ou non des pauvres dans leur vie quotidienne, que leur quartier soit ou non très éloigné des zones urbaines déshéritées, les riches ne peuvent se définir eux-mêmes sans donner un sens à la position dominante qu'ils occupent, sans évoquer, au moins indirectement, la situation de celles et ceux qui vivent dans le dénuement, et, par conséquent, sans rationaliser les inégalités et penser la pauvreté. À partir d’une enquête comparative réalisée à Paris, São Paulo et Delhi [Paugam, Serge, Bruno Cousin, Camila Giorgetti & Jules Naudet. 2017. Ce que les riches pensent des pauvres. Paris : Seuil], cette conférence étudiera de façon synthétique ce que les riches pensent des pauvres en abordant successivement plusieurs dimensions : la constitution d'une distance sociale par la production d'un ordre moral supérieur, le souci de se protéger de cette catégorie parfois assimilée à une classe dangereuse et/ou répugnante et, enfin, la justification de l'infériorité jugée naturelle ou méritée des pauvres. Il s’agira d’étudier les facteurs explicatifs aussi bien des convergences que des variations observables d'un lieu à l'autre, ce qui conduira à discuter des conditions locales et nationales de la solidarité entre les riches et les pauvres et à faire ressortir la spécificité du cas de São Paulo.*** Entrée libre ***

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Formation et transformation des sociétés nouvelles en situation coloniale aux Amériques du XVIe au XVIIIe siècle

Colloque - Lundi 18 décembre 2017 - 09:00À la recherche de nouvelles routes maritimes vers l’Asie, les Européens découvrirent, à la fin du XVe siècle, ce qui s’avéra être, à leurs yeux, un continent inconnu à l’ouest de l’Atlantique. Alors que dans le reste du monde, en Afrique et en Asie, la présence européenne se réduisit essentiellement à un archipel de comptoirs de commerce avant le XIXe siècle, l’effondrement démographique que les populations amérindiennes nouvellement découvertes subirent du fait des agents pathogènes amenés par les Européens facilita la conquête et la colonisation d’une grande partie des Amériques dès le XVIe siècle. Les Ibériques, rejoints par les Européens du Nord-Ouest à partir du XVIIe siècle, entreprirent d’exploiter les populations et les territoires américains à leur profit. L’épicentre de l’impérialisme et du colonialisme européen à la période moderne se trouvait au Nouveau Monde. La chute massive des populations autochtones et la relative faiblesse des migrations européennes conduisirent aussi les puissances impériales européennes à organiser l’une des plus grandes migrations forcées de l’histoire de l’humanité en déportant environ 8,6 millions d’esclaves depuis l’Afrique entre le début du XVIe et la fin du XVIIIe siècle. De Terre Neuve à la Patagonie, des sociétés nouvelles se formèrent, qui réunissaient des populations d’origines amérindiennes, européennes et africaines selon des proportions diverses. Une situation coloniale liait, dans un rapport antagoniste, les différentes composantes de ces sociétés fortement multiethniques. Selon la définition proposée par le sociologue africaniste Georges Balandier, toute situation coloniale se caractérise par un projet de domination et d’exploitation que des colonisateurs venus de l’extérieur tentent d’imposer à des populations locales et qu’ils légitiment en proclamant leur supériorité ethnique et/ou raciale. La singularité de la situation coloniale aux Amériques reposait toutefois sur le fait que ceux que les Européens cherchaient à coloniser n’étaient pas seulement ou principalement des autochtones, mais également des esclaves transportés de force depuis les côtes africaines. Les sociétés nouvelles qui se formèrent d’un bout à l’autre de l’hémisphère occidental au cours de la période moderne étaient ainsi les fruits hybrides de l’impérialisme, du colonialisme et de l’esclavagisme dans des combinaisons diverses et changeantes.Alors que ces sociétés nouvelles en situation coloniale furent sujettes aux mêmes processus historiques malgré des variations temporelles et spatiales, elles sont rarement étudiées ensemble en raison des barrières historiographiques persistantes entre les différentes histoires impériales ou nationales. De fait, il est difficile de travailler à l’échelle de l’hémisphère occidental sur plus de trois siècles à titre individuel. C’est pourquoi, spécialistes francophones de l’Amérique du Nord, de l’Amérique latine et de la Caraïbe, nous nous réunissons régulièrement depuis de longues années afin de vérifier comment les hypothèses que nous formulons à partir de nos objets et terrains particuliers résistent ou sont transformées lorsqu’elles sont testées dans d’autres régions américaines sur la longue durée. Si nous appartenons à divers laboratoires américanistes ou généralistes situés à Paris, en province dans l’hexagone, en Martinique et même hors de France, notre projet est porté principalement par l’unité mixte de recherche Mondes Américains. Après avoir publié un premier volume collectif de nature historiographique, nous nous sommes attelés à un essai collectif qui analyse les dynamiques sociales propres à la situation coloniale américaine. Nous ne souhaitons pas produire un état de l’art ou une synthèse, mais proposer une interprétation renouvelée des processus de formation et de transformation des sociétés nouvelles en situation coloniale aux Amériques qui puisse susciter de nouvelles recherches. Plutôt que de juxtaposer les études de cas sur les différentes sociétés américaines, nous avons aussi cherché à travailler dans une perspective véritablement transaméricaine. À cette fin, nous avons choisi huit concepts ou couples de concepts qui nous sont apparus comme autant de clés d’entrée pour comprendre les spécificités de ces sociétés américaines nouvelles par rapport aux sociétés européennes, amérindiennes et africaines dont elles étaient issues sans pour autant minorer les différences qui existaient entre elles. Ces (couples de) concepts ont donné lieu à autant de chapitres dans l’essai collectif : migration et mobilité ; travail ; marché ; territoire et propriété ; famille ; religieux ; droit et justice ; ordre social. Rédigés, pour la plupart, par deux ou trois spécialistes de différentes régions américaines, les chapitres ont ensuite été discutés collectivement, puis réécrits, cette démarche ayant été répétée plusieurs fois. Nous souhaitons maintenant soumettre notre travail à des regards extérieurs aux membres de l’équipe, auprès de chercheurs en poste à l’étranger, avant de finaliser le manuscrit et de le remettre à l’éditeur.Les chapitres pré-circuleront avant le colloque. Ils seront disponibles en ligne, en accès restreint, à partir du 1er novembre 2017. Lors du colloque, chaque séance se déroulera de la manière suivante : les auteurs commenceront par résumer le contenu de leur chapitre en 15 minutes ; le chapitre sera ensuite commenté en 30 minutes ; une discussion générale d’1h15 achèvera la séance. La manifestation se déroulera en français. Le colloque est soutenu par Mondes Américains – UMR-8168 (EHESS et CNRS), dont le Centre d’études nord-américaines (CENA, EHESS) et le Centre de recherches sur le Brésil colonial et contemporain (CRBC, EHESS), l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), la FMSH, l’IUF (Université de Picardie Jules Vernes), STARACO (Programme « Statuts, Races et Couleurs dans l’Atlantique de l’Antiquité à nos jours »), AIHP-GEODE (Université des Antilles), le Centre Roland Mousnier – UMR 8596, le Laboratoire « Identités, Cultures, Territoires » (ICT, Université Paris-Diderot) et le CRIHAM (Université de Limoges).

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Les Midis de Brésil(s) - Neiva Vieira da Cunha, professeur de l'Université de l'État de Rio de Janeiro (UERJ)

Table ronde - Lundi 08 janvier 2018 - 12:00L’analyse de la production de l’espace urbain des villes contemporaines peut permettre de mettre en évidence les connexions entre les les politiques publiques et le processus de financiarisation de la ville à travers l’entrée du capital international dans le marché immobilier, la privatisation des services publics et l’augmentation des partenariats public-privé en matière de politiques de rénovation urbaine. Dans cette perspective, Rio de Janeiro peut être considéré comme un cas emblématique pour penser les rapports qui peuvent exister entre les politiques publiques et la production de l’espace urbain. Le développement urbain de la ville de Rio dans la longue durée peut ainsi nous révéler quelques particularités sur les modes de gouvernement des populations ainsi que sur les inégalités socio-spatiales au Brésil, dans la mesure où la production de son espace urbain a toujours réaffirmé l’idée d’une ville tournée vers le marché au détriment des droits des citoyens.*** Entrée libre *** 

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Table ronde autour de Brésil(s) n°12 | Parcs et jardins,

Table ronde - Lundi 15 janvier 2018 - 14:00Présentation du dossier par Paulo César Garcez Marins (Musée Paulista de l'Université de São Paulo, USP) et Mônica Raisa Schpun (CRBC-EHESS - Faculté d'architecture et urbanisme de l'USP, FAU-USP)Présentation de leurs articles respectifs :• Márcia Regina Romeiro Chuva (Université fédérale de l'Etat de Rio de Janeiro, UNIRIO) - par vidéoconférence• Cristiane Maria Magalhães (Centre supérieur d’enseignement et de recherche de Machado, CESEP) - par vidéoconférence• Vera Beatriz Siqueira (Université de l'Etat de Rio de Janeiro, UERJ)• Aline de Figueirôa Silva (Université fédérale de Bahia, UFBA)Discutants : Ana Lucia Duarte Lanna (FAU-USP), Jacques Leenhardt (EHESS) et Antoine Gourmay (Paris-Sorbonne)Peu étudiés par les sciences humaines et sociales au Brésil, les parcs et jardins des villes du pays sont pourtant un objet particulièrement riche d’enseignements pour qui s’intéresse aux manières de concevoir, d’aménager, de fréquenter et de préserver l’espace public. Plus largement, leur examen nous éclaire aussi sur des enjeux et des conflits sociaux, politiques et symboliques. Ces lieux, véritables laboratoires, croisent ainsi l’histoire de l’urbanisme, du paysagisme et des politiques de définition et de préservation du patrimoine à l’échelle locale, régionale ou nationale, tout comme l’histoire sociale des villes. Touchant directement à la flore – sélectionnée, organisée, mais aussi revisitée afin de composer et dessiner un parc ou un jardín –, ce champ de recherche concerne aussi, au Brésil, l’imaginaire des tropiques et sa mise en question. Les espaces verts des villes brésiliennes, leur étendue, leur état de préservation, leur fréquentation sont enfin des indicateurs non négligeables des conditions de la vie urbaine. Et si leur situation actuelle préoccupe, c’est qu’elle est le résultat d’une histoire complexe où confluent et se confrontent les intérêts économiques et politiques les plus divers. Ces lieux peuvent ainsi, selon les cas, devenir des icônes qui parlent du pays, de ses villes, de l’histoire qui les a façonnées. Car il s’agit en fin de compte, dans le cœur des villes et de la vie urbaine, d’espaces clés pour les citadins qui permettent la rencontre, le vivre ensemble, l’apprentissage de la mixité autant que des évitements, de la reconnaissance mutuelle entre égaux et de l’expérience des inégalités.

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Les études brésilianistes en Europe : état des lieux

Table ronde - Lundi 22 janvier 2018 - 14:00L’Association des brésilianistes en Europe (ABRE) vise à réunir des étudiants, enseignants et chercheurs de toutes les disciplines travaillant dans les institutions européennes sur le Brésil.Cette table-ronde fait partie de notre effort de construction de ce réseau. Elle est aussi une activité préparatoire pour le prochain congrès de l’ABRE, à l’EHESS (Paris) en septembre 2019.*** Activité en portugais ***Programme/ProgramaBoas-vindas e introduçãoMônica Raisa Schpun (CRBC/Mondes américains-EHESS, Vice-Presidente da ABRE)Primeira parte: a ABRE e os estudos brasilianistas na Europa• Os estudos brasilianistas na Bélgica e na HolandaMarianne Wiesebron (Universidade de Leiden, Presidente da ABRE)• Os estudos brasilianistas em Portugal: que passado, que futuro?Sónia Sofia Ferreira (CRIA/FCSH-NOVA; URMIS-Paris 7, responsável pela Comunicação da ABRE)• Os estudos brasilianistas na Itália e a dimensão europeiaSofia Venturoli (Universidade de Turim, secretária da ABRE)• Os estudos brasilianistas no Reino Unido em perspectiva comparadaVinicius de Carvalho (King’s College Londres, responsável pelos financiamentos e patrocínios da ABRE)• Os estudos brasilianistas nos países escandinavos e na AlemanhaGeorg Wink (Universidade de Copenhagen, tesoureiro da ABRE)Segunda parte: a situação francesa na pespectiva do congresso ABRE de 2019Véronique Boyer (CRBC/Mondes américains-EHESS – CNRS)Sylvain Souchaud (IRD/Universidade Paris-Diderot)Anaïs Fléchet (Universidade de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines)Ilda Mendes dos Santos (Universidade Paris 3)Michel Riaudel (Universidade Paris-Sorbonne)Juliette Dumont (Universidade Paris 3, Presidente da Association pour la recherche sur le Brésil en Europe, ARBRE) Discussão com a salaConclusão – Mônica Raisa Schpun

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Conférence Manuel Barcia, Professeur de l'Université de Leeds, Grande-Bretagne

Conférence - Vendredi 09 février 2018 - 15:00Après des études d'histoire à l'Université de La Havane, Manuel Barcia a obtenu son Master et sa thèse d'histoire à l'Université d'Essex où il a ensuite enseigné. Il a été professeur à l'Université de Nottingham avant d'être recruté à Leeds en 2006. Ses recherches portent sur l'histoire de l'esclavage et de la traite dans le monde atlantique du XIXe siècle. Il a écrit pour The Washington Spectator, The Huffington Post, The Independent, The Daily Telegraph, et Al Jazeera in English.En 2014, il a reçu le Prix d'Histoire Philip Leverhume. Il est actuellement membre non-résident du Hutchins Center's Afro-Latin American Institute (Harvard University) et au printemps 2017 il a été visiting fellow au Gilder Lehrman Center for the Study of Slavery, Resistance, and Abolition (Yale University).Résumé :The Portuguese schooner Arrogante was captured in late November 1837 by the HMS Snake, off the coast of Cuba. At the time, the Arrogante had more than 330 Africans on board, who had been shipped in the Upper Guinea coast. Once the vessel arrived in Montego Bay, Jamaica, the British authorities apprenticed those who survived. Shortly after landing, however, the Arrogante’s sailors were accused of slaughtering an African man, cooking his flesh, and forcing the rest of the slaves on board to eat it. Furthermore, they were also accused of cooking and eating themselves the heart and liver of the same man. This article focuses not so much on the actual event, as on the follow up transatlantic process where knowledge was produced and contested, and where meanings and predetermined cultural notions related to morality and natural laws were probed and queried. Overall, this sui-generis case offers hard-wearing evidence to suggest that Africans’ beliefs and fears on white cannibalism were not based solely in folklore, as it has been usually assumed, but that they may have been founded on assumptions about real incidents that took place in the Hidden Atlantic, away from ports, authorities and reliable witnesses.Cette conférence a lieu dans le cadre du "Cycle de conférences Caraïbes" du laboratoire Mondes Américains, coordonné par Manuel Covo, Céline Flory et Romy Sánchez. Cette séance est accueillie par le séminaire du CIRESC "Esclavage et post-esclavage : histoires, mobilisations et images dans le monde atlantique (XIXe-XXIe siècle)" et est réalisée avec le soutien du CERMA du laboratoire Mondes Américains et de l'Institut Des Amériques.

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Les Midis de Brésil(s) - Ruy Braga, Professeur à l'Université de São Paulo

Table ronde - Lundi 05 février 2018 - 12:00L’activisme social du précariat globalisé, devenu plus visible à partir de la crise de la globalisation de 2008, attire de plus en plus l’attention des sociologues dans différentes parties du monde. Cette conférence vise à présenter les principales cara (...)(...)

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Le Prix Lionel-Groulx remis à Gilles Havard pour son livre Histoire des coureurs de bois. Amérique du Nord, 1600-1840 (Les Indes Savantes, 2016)

Prix et distinctions -Gilles Havard a reçu le 20 octobre 2017 à Montréal le Prix Lionel-Groulx pour son livre Histoire des coureurs de bois. Amérique du Nord, 1600-1840 (Les Indes Savantes, 2016).Le prix Lionel-Groulx, décerné par l’Institut d’histoire de l’Amérique française, récompense « le me (...)(...)

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Christianismes amérindiens – Appropriation, autonomisation, diffusion

Journée(s) d'étude - Vendredi 24 novembre 2017 - 09:00Depuis une vingtaine d’années, de nombreux travaux ethnographiques ont été consacrés à l’appropriation du christianisme par les populations autochtones des Amériques. La plupart d’entre eux insistent néanmoins sur le caractère éphémère ou « i (...)(...)

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