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L’Association des brésilianistes européens (ABRE) a choisi l’EHESS pour son prochain congrès Abre II

Échos de la recherche -L’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) recevra, du 18 au 21 septembre 2019, le IIe congrès de l’Association des brésilianistes en Europe (Abre). Un premier rassemblement, beaucoup plus modeste, avait eu lieu à l’université de Leyde il y a deux ans. Il avait permis de vérifier que de nombreux pays européens avaient offert des postes à des brésilianistes dans les divers champs des sciences sociales et des humanités, mais que nombre d’entre eux restaient isolés.La décision de demander à l’EHESS d’organiser et d’accueillir le prochain congrès allait presque de soi. L’École entretient depuis ses origines un dialogue suivi et fructueux avec le Brésil. Plusieurs des pionniers qui créèrent l’université de São Paulo enseignèrent à la VIe section de l’École pratique des hautes études (EPHE) ou à l’EHESS à leur retour (Fernand Braudel, Roger Bastide, Claude Lévi-Strauss). Aujourd’hui, la plupart des centres accueillent des étudiants ou des chercheurs brésiliens et le Centre de recherches sur le Brésil colonial et contemporain (CRBC) est l’une des équipes brésilianistes pluridisciplinaires parmi les plus importantes en Europe. Son journal, Brésil(s). Sciences humaines et sociales, y a beaucoup de lecteurs.Le choix de Paris et de l’EHESS devait permettre à l’Abre, avait-on pensé, de se doter d’une politique plus ambitieuse : s’ouvrir à plus de pays, créer des liens durables entre les équipes européennes, engager un dialogue multilatéral avec les collègues brésiliens (actuellement dans une situation politique difficile et en proie à de nombreuses attaques), viser plus étroitement les doctorants européens en les aidant à se mettre en réseau et en soutenant leur travail de recherche (prix de thèse), faire se rencontrer les animateurs européens et brésiliens des institutions d’appui à la recherche. Les attentes se révélèrent exactes. Plus de 500 intervenants sont d’ores et déjà inscrits. Ils viennent de 23 pays différents : du Brésil bien sûr (plus de 250 congressistes), de France (115), du Portugal (58), des États-Unis (29), du Royaume-Uni (28), d’Allemagne (24), d’Italie (18), d’Espagne (11), etc. Parmi eux plus d’un quart seront des étudiants. Par sa taille, par la richesse et la diversité des interactions attendues, ce congrès sera l’un des plus importants réalisés à l’EHESS. La présidence, la vice-présidence internationale, la direction du développement de la recherche (DDR) et son pôle international, Mondes américains et le CRBC n’ont ménagé ni leur temps ni leurs moyens pour en faire un événement intellectuel qui fera date.Ne disposant pas à l’EHESS d’un amphithéâtre susceptible d’accueillir les séances plénières, un partenariat a été mis en place avec, pour l’ouverture, le musée du Quai Branly et, pour la clôture, la Ville de Paris. Afin de rappeler la place du Brésil dans la recherche anthropologique en France et au sein de l’EHESS, Emmanuelle Loyer, biographe de Claude Lévi-Strauss, prononcera la première conférence (« Tous indiens désormais… »). Laura de Mello e Souza, actuelle titulaire de la chaire d’histoire du Brésil de Paris-Sorbonne, clôturera les débats en montrant comment les blessures aujourd’hui infligées aux territoires brésiliens (et à leurs paysages), ainsi qu’aux hommes et aux femmes qui les occupent, s’inscrivent dans un passé colonial qui a exploité sans retenu tout ce qui pouvait l’être. En acceptant d’accueillir cette conférence, la Ville de Paris a associé le congrès à l’hommage qu’elle rendra au même moment à Marielle Franco, femme politique et intellectuelle noire et lesbienne née dans une favela et y militant, lâchement assassinée l’année dernière par des hommes de mains à Rio de Janeiro. Un nouveau jardin du 10e arrondissement de Paris portera son nom.Les 110 panels proposés par les congressistes couvrent une très grande variété de disciplines et de sujets : littérature, cinéma, musique, arts plastiques, patrimoine, Amazonie, populations amérindiennes et, bien sûr, l'histoire coloniale et le système esclavagiste, la dictature militaire et son héritage, l'esclavage contemporain, la question raciale, le genre, les migrations, les nouvelles droites, les questions environnementales, les politiques urbaines, les inégalités, la violence dans ses formes les plus diverses, etc. Un de ces panels sera consacré à la situation du Museu Nacional, récemment détruit avec une grande partie de ses collections par un terrible incendie, avec la présence de chercheurs venus des musées européens « amis » de l'institution brésilienne. Une table ronde plus institutionnelle traitera des formes de financement de la recherche brésilianiste en Europe, avec l’aide de représentants des agences européennes et brésiliennes. Un groupe de chercheurs brésiliens spécialement invités par l’EHESS animera, avec quelques-uns de leurs collègues déjà sur place, une table ronde sur la situation des universités et de la recherche en sciences humaines et sociales au Brésil dans le nouveau contexte politique du pays, avec un regard particulier sur les sujets devenus « sensibles ».L’évolution politique récente du Brésil donne à ce congrès une dimension toute particulière. Il y a quelques années seulement, beaucoup de brésilianistes aimaient saluer sa solide démocratie. Ils disaient fréquemment qu’il était devenu, en dépit de son lourd passé colonial et autoritaire, un laboratoire d’expériences sociales innovantes dans la lutte contre les inégalités, les ségrégations raciales ou de genre, le respect des droits et la sauvegarde de la planète. Force est de constater aujourd’hui qu’il semble tout autant anticiper les dynamiques globales de défiance à l’égard de la démocratie. L’urgence d’en débattre, d’imaginer de nouvelles évolutions, peut-être aussi de se rassembler lorsque l’on se sent devenir plus fragile, est pour beaucoup dans le succès de cette initiative. Cela impose à l’EHESS et à l’Abre un devoir encore plus impérieux d’en faire un moment décisif.Mônica Raisa Schpun, vice-présidente de l'Abre et responsable de l'organisation du congrès (CRBC-Mondes américains)  

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En septembre 2019, l'EHESS accueille deux grands événements internationaux : EURHO et ABRE

Vie de l'École -L’EHESS accueille chaque année des événements scientifiques de grande envergure, réunissant des spécialistes du monde entier. En septembre, deux grandes manifestations se tiendront à l’École, participant à son rayonnement international.Rural History 2019Gérard Béaur, président du comité scientifique de l’EURHO (CRH-Erhimor), nous présente la 4e Conférence biennale de l’Organisation européenne d’histoire rurale (EURHO), qui se tiendra du 10 au 13 septembre, à l’EHESS.« Depuis 2010, les historiens se réunissent régulièrement sous l’égide de l’Eurho pour débattre des grandes questions qui se sont posées et qui se posent encore au monde des campagnes. À travers le programme européen que j’ai dirigé ici même, j’ai été l’un des initiateurs de la création de cette Organisation qui fédère les chercheurs engagés sur ce champ. J’ai été un artisan convaincu de la tenue de ces Conférences auxquelles j’ai régulièrement participé. J’ai pu constater à quel point elles représentaient une magnifique occasion pour les historiens et les spécialistes des sciences sociales de présenter, comparer, discuter leurs travaux, que ceux-ci relèvent des enjeux environnementaux, de l’organisation des systèmes agricoles, de ce qui touche à l’approvisionnement des populations ou au sort des agriculteurs. En organisant la 4e Conférence de l’EURHO à l’École, je suis convaincu que les discussions feront avancer notre compréhension des défis auxquels la ruralité et nos sociétés contemporaines se trouvent confrontées. »IIe Congrès de l’ABREL’EHESS accueillera du 18 au 21 septembre le IIe congrès de l’Association des brésilianistes en Europe (ABRE). Mônica Raisa Schpun, vice-présidente de l'ABRE et responsable de l'organisation du congrès (CRBC-Mondes américains) nous en dit plus sur cet événement.« La décision de demander à l’École d’organiser et d’accueillir ce congrès allait presque de soi. L’École entretient depuis ses origines un dialogue suivi et fructueux avec le Brésil et le Centre de recherches sur le Brésil colonial et contemporain (CRBC) est l’une des équipes brésilianistes pluridisciplinaires parmi les plus importantes en Europe. Son journal, Brésil(s). Sciences humaines et sociales, y a beaucoup de lecteurs. Plus de 500 intervenants sont d’ores et déjà inscrits. Ils viennent de 23 pays différents. Parmi eux, un tiers sont des étudiants. L’évolution politique récente du Brésil donne à ce congrès une dimension toute particulière. Cela impose à l’EHESS et à l’ABRE un devoir encore plus impérieux d’en faire un moment décisif. » 

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ABRE II, deuxième congrès de l’Association des brésilianistes en Europe

Colloque - Mercredi 18 septembre 2019 - 09:00Le IIe congrès de l’Association des brésilianistes en Europe (ABRE) aura lieu du 18 au 21 septembre 2019 à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), à Paris. Près de 500 intervenants sont attendus, venant notamment d'Europe et du Brésil, avec environ un quart d'étudiants. L'ouverture du congrès aura lieu au Musée du Quai Branly Jacques Chirac, avec une conférence d'Emmanuelle Loyer, biographe de Claude Lévi-Strauss, où nous mettrons à l'honneur le brésilianisme français. Pour la clôture, Laura de Mello e Souza, titulaire de la seule Chaire française en histoire du Brésil, sera notre conférencière. Les panels couvrent une très grande variété de sujets : les nouvelles droites, la dictature militaire et son legs, la littérature, le cinéma, la musique, les arts plastiques et le patrimoine, l'Amazonie, les indiens, la question raciale, le genre, les migrations, les questions environnementales, les politiques urbaines, les inégalités, la violence dans ses formes les plus diverses, l'histoire coloniale et esclavagiste, l'esclavage contemporain, etc. Un de ces panels sera consacré à la situation du Musée National, avec la présence de chercheurs venus des musées européens "amis" de l'institution brésilienne. Une table ronde traitera des formes de financement à la recherche sur le Brésil en Europe, avec la présence de représentants des agences européennes et brésiliennes. La dernière journée sera consacrée à une activité dont l'initiative revient à l'EHESS : une table ronde sur la situation des universités et de la recherche en sciences humaines et sociales au Brésil dans le nouveau contexte politique du pays, avec un regard particulier sur les sujets devenus "sensibles". Programme (en portugais)1° Dia- 18/09/2019 (Qua)9h-13h30 – Recepção dos participantes - EHESS : 54 boulevard Raspail, hall9h30-13h – Brunch dos estudantes - EHESS: 54 boulevard Raspail13h30-16h – Painéis - EHESS : 54, 96 & 105 boulevard Raspail17h-18h30 – Conferência de abertura - Emmanuelle Loyer - Théâtre Claude Levi-Strauss – Musée Quai du Branly: 37 Quai Branly, 75007 Paris2° Dia- 19/09/2019 (Qui)9h-13h30 – Painéis - EHESS : 54, 96 & 105 boulevard Raspail13h30-14h30 – Pausa para almoço14h30-17h – Painéis - EHESS : 54, 96 & 105 boulevard Raspail17h30-19h15 – Mesa redonda - "A pesquisa sobre o Brasil na Europa: quais programas, quais financiamentos, com quais parcerias?" - Anfiteatro François Furet, EHESS, 105 boulevard Raspail19h30-20h45 - AG da ABRE - Entrega do Prêmio ABRE da melhor tese - Amphithéâtre François Furet, EHESS: 105 boulevard Raspail3° Dia- 20/09/2019 (Sex)9h30-12h – Painéis - EHESS : 54, 96 & 105 boulevard Raspail12h30-14h – Pausa para almoço14h-16h30 – Painéis - EHESS : 54, 96 & 105 boulevard Raspail17h-18h – Conferência de encerramento - “Natureza mineira: Jardim das Hespérides ou paisagens devastadas ?” - Laura de Mello e Souza - Salle Olympe de Gouges, 15 Rue Merlin, 75011 Paris18h30-20h – Coquetel de encerramento (No mesmo local acima).4° Dia- 21/09/2019 (Sáb)9h-15h – Mesa redonda EHESS/ABRE- Desafios às ciências humanas e sociais no Brasil hoje - Anfiteatro François Furet, EHESS: 105 boulevard Raspail

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Conférence CAES : Le Programme archéologique Animas Altas, Ica, Pérou

Conférence - Jeudi 18 avril 2019 - 12:30Le Programme archéologique Animas Altas, Ica, PérouPenser l’histoire du Pérou précolonial ?L’Amérique dite « préhispanique » ou « précolombienne » est mal comprise. Elle est encore pensée à travers le filtre de la pensée occidentale. Sa temporalité est confinée à la préhistoire et les sociétés la composant sont souvent caractérisées par des « manques » ou absences d’organisations propres à l’Ancien Monde. On parle ainsi de sociétés « sans écriture », « sans Etat » et « sans urbanisme ». Partant de l’idée que les populations andines ont généré leurs propres représentations du monde idéel et matériel, cette conférence se propose d’analyser les résultats de découvertes faites sur le site archéologique Animas Altas/Animas Bajas, situé sur la côte sud du Pérou. Il s’agira d’appréhender l’histoire des collectifs Paracas (600 av. J.-C. -100 ap. J.-C.) dans une perspective véritablement andine. Intervenante :Aïcha Bachir Bacha-Llanos, ingénieure de recherche à l'EHESS

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Projection du documentaire « Nazcas : Les lignes qui parlaient au ciel »

Projection-débat - Mardi 9 avril 2019 - 18:00Mondes Américains est heureux de vous inviter à la projection du documentaire  « Nazcas : Les lignes qui parlaient au ciel » (90') qui sera suivie d'une discussion avec la participation de :Aïcha Bachir Bacha, archéologue à l’UMR Mondes AméricainsJean-Baptiste Erreca, réalisateurDaniel Llanos Jacinto, docteur de l’EHESS et co-directeur du Programme archéologique Animas Altas, Ica, Pérou-PAAA IP.Christophe Moulherat, Chargé d’analyses des collections du Musée du Quai Branly-Jacques ChiracSylvain Ordureau, fondateur de Vizua3D (sous réserve)Clément Thibaud, directeur de l’UMR Mondes AméricainsEntrée libre dans la limite des places disponibles Dans le sud du Pérou, au pied de la cordillère des Andes, dans l’une des régions les plus inhospitalières du monde, des vestiges fabuleux d’une ancienne civilisation défient le temps. Les Nazcas y ont bâti des cités, tracé un immense réseau de lignes géométriques et d’incroyables géoglyphes.Durant presque mille ans, sans jamais dévoiler leurs secrets, ces dessins ont survécu aux tremblements de terre, aux vents et aux pluies diluviennes. À qui s’adressaient ces figures énigmatiques uniquement visibles du ciel et quelle était leur signification ?Aujourd’hui, une équipe d’archéologues venus du monde entier utilise les dernières technologies pour lever le voile sur l’un des plus grands mystères de l’humanité. Leurs fouilles récentes ont mis au jour de nouvelles momies, de fabuleux tissus, des céramiques et de mystérieux crânes allongés. Que va-t-on enfin pouvoir découvrir grâce aux analyses ADN, aux scanners, aux microscopes 3D et à la réalité augmentée ?♦ Voir la Bande AnnonceAïcha Bachir Bacha, archéologue, chercheure à Mondes Américains et directrice du Programme archéologique Animas Altas, Ica, Pérou-PAAA IP., est la conseillère scientifique de ce documentaire. Il a été produit par One Planet, avec la participation de France Télévisions, Planète+ et Sveriges TV et diffusé sur France 5 le jeudi 24 janvier 2019. Cette projection est organisée en partenariat avec l'UMR Mondes Américains (CNRS/ École des hautes études en sciences sociales (EHESS)/ Université Paris 1 Panthéon Sorbonne / Université Paris Nanterre), le CERMA, Programme archéologique Animas Altas, Ica, Pérou- PAAA IP, One Planet et France 5.

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Fleuves et sols affectés – Territoires et expériences des milieux dans les conflits et catastrophes écologiques

Journée(s) d'étude - Lundi 11 février 2019 - 09:30L’appréhension des crises écologiques tend aujourd’hui à se faire autour de notions totalisantes, comme celle du climat, qui constituent des opérateurs de globalisation des relations entre sociétés et environnements. Ces notions appellent des formes de savoir, d’expertise et de calcul spécifiques, qui seraient seuls à même de restituer une catastrophe à la fois globale et systémique. Comment rendre compte de la pluralité des expériences de milieux, portées par les acteurs affectés par les changements radicaux ou les catastrophes écologiques ? En quoi ces expériences constituent-elles des formes de savoirs et d’expertises différents et alternatifs à ceux élaborés à une autre échelle ?Les enquêtes présentées dans cette journée partiront de conflits ou de catastrophes écologiques observés par le bas (from below). Comment les milieux des habitants, les fleuves, les sols, sont-ils affectés par ces transformations ?Quelle est la place des attachements dans les processus de mobilisation, de contestation et de réparation face au dommage écologique ? En quoi l’habiter un territoire est-il porteur de façons alternatives d’appréhender les crises ? Comment rendre compte de cette dimension locale des attachements sans tomber dans une disqualification localiste et égoïste, par des systèmes d’évaluation élaborés dans les capitales ou loin des périphéries extractives ? Comment restituer la créativité de ces élaborations locales, sans les essentialiser comme des résistances locales ?Les controverses et les catastrophes se présentent comme des moments de rupture qui dessinent un avant et un après. Elles obligent les acteurs à repenser les trajectoires de leurs liens avec leurs environnements, à dénouer et à redessiner leurs attachements au territoire et aux milieux. En quoi la pluralité des liens au territoire se fonde-t-elles sur des savoirs, des histoires et des mémoires différents des lieux ? En quoi permet-elle, en retour, de dessiner d’autres futurs possibles ?  Programme :9h30 – Accueil10h-12h – Introduction, Claudia Damasceno (EHESS) et Alice Ingold (EHESS)• Carmen Salazar-Soler (CNRS, Mondes américains-CERMA / EHESS) et Alice Langlois (Mondes américains-CERMA / EHESS)Catastrophe écologique dans la Sierra Centrale du Pérou (XXe-XXIe siècle) : la contamination de l'eau un problème nouveau ?• Kyra Grieco (Mondes américains-CERMA / EHESS)Des lacs méchants à la yaku-mama : la construction sociale de l’eau dans une nouvelle région minière péruvienne• Marc Elie (CNRS, CERCEC / EHESS)Le séisme de 1988 en Arménie et l'expulsion des sinistrés azéris de SpitakDiscussion introduite par Thomas Leroux (CNRS, CRH / EHESS)13h30-16h30• Cristiana Losekann (UFES / Brésil)Mélancolie et résilience dans la catastrophe minière du Rio Doce (Brésil)• Juliette Woitchik (Université Saint-Louis / Belgique)"Notre vie vaut plus qu’une allocation" : approche anthropologique des attachements au territoire sur les rives du Rio Doce après la rupture du barrage minier de 2015 (Brésil)Discussion introduite par Sandrine Revet (CNRS, CERI Sciences Po Paris) et Alice Ingold (EHESS)

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Colloque ALTER « Histoires orales alternatives dans la Caraïbe (19ème-21ème siècles) »

Colloque - Lundi 19 novembre 2018 - 14:00Le programme de recherche ALTER « Histoires orales alternatives dans la Caraïbe (XIXème-XXIème siècles) » a réuni à partir de janvier 2015 une équipe de chercheurs ayant en commun de travailler, à partir de la Caraïbe, sur les processus de formations sociales issues de l’univers esclavagiste, diasporique et postcolonial.Ce projet a porté sur la constitution et la transmission d’histoires orales alternatives de figures, de lieux et d’événements en marge des historiographies officielles et des dispositifs autorisés en Haïti, en Jamaïque, dans les Antilles françaises et à partir de ces territoires.Son principal objectif fut de reconstruire les connaissances historiques des acteurs par l’examen d’histoires orales témoignant de la construction de figures de référence et de la perception de moments de rupture, dont la singularité passée nourrit la lecture situations sociopolitiques contemporaines.Reposant sur une démarche comparative entre des histoires orales alternatives émergeant dans des contextes ayant en commun un héritage colonial et impérial, ALTER s’est appuyé sur une diversité de champs de recherche : esclavage et post-esclavage, engagisme, situations migratoires, circulations idéologiques, registres politiques, création plastique et compétences professionnelles.Après Bordeaux (septembre 2015) et Port-au-Prince (avril 2017), les membres de l’équipe d’ALTER se retrouvent à Schoelcher en Martinique pour partager leurs résultats de recherche avec des personnalités scientifiques invitées, les collègues universitaires et le public martiniquais.Le programme de recherche « Histoires orales alternatives dans la Caraïbe XIXème-XXIème siècle » (2015-2018) a été coordonné par Dimitri Béchacq (CNRS) et financé par l’Agence Nationale de la Recherche (Référence projet : ANR-14-CE31-0014).

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Gilles Havard et Denis Laborde, médaillés d'argent 2020 du CNRS

Prix et distinctions -Gilles Havard et Denis Laborde ont tous deux reçu les médailles d'argent 2020 du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), qui distingue des chercheurs et des chercheuses pour l'originalité, la qualité et l'importance de leurs travaux, reconnus sur le plan nation (...)(...)

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Louisiane coloniale, empire français et esclavage atlantique

Journée(s) d'étude - Vendredi 21 février 2020 - 16:00Mondes Américains vous convient à la Journée d'études :« Louisiane coloniale, empire français et esclavage atlantique »Organisée par Gilles Havard (CNRS-Mondes Américains) et Clément Thibaud (EHESS-Mondes Américains)Présidé par François-Joseph (...)(...)

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Journée(s) d'étude - Mardi 28 janvier 2020 - 09:00Changement de lieu : 54, bd Raspail 75006 ParisMardi 28 janvier :- 9h à 13h : Salle 15 au niveau -1- 14h à 17h30 : Salle B2-04 au 2e étageOutils essentiels pour les actions de l’Etat brésilien et pour leur évaluation, les recensements reflètent l (...)(...)

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