Actualités du laboratoire | 2014

Soutenance d'Habilitation à Diriger les Recherches de Cécile Vidal

Soutenance d'Habilitation à Diriger les Recherches de Cécile Vidal"Ville, esclavage et race : éléments pour une histoire sociale de l'Empire français et des mondes atlantiques au XVIIIe siècle"

Samedi 6 décembre 2014, à 14h, Amphithéâtre Cauchy, Université Paris-Sorbonne, Paris 5e

Le CENA et Mondes Américains sont heureux de vous inviter à

la soutenance d'habilitation à diriger des recherches
de Cécile Vidal

Ville, esclavage et race : éléments pour une histoire sociale
de l'Empire français et des mondes atlantiques au XVIIIe siècle

Samedi 6 décembre 2014, à 14h
Amphithéâtre Cauchy, escalier F, 3ème étage
Université Paris-Sorbonne,
17 rue de la Sorbonne, Paris 5e

 

Le jury est composé des professeurs :
• Laurent Dubois, Duke University,
• Sylvia Frey, Tulane University,
• Antoine Lilti, EHESS,
• Brigitte Marin, Université d’Aix-Marseille I et EHESS,
• Marie-Jeanne Rossignol, Université Paris Diderot,
• François-Joseph Ruggiu, Université Paris-Sorbonne (garant),
• François Weil, EHESS.

Résumé du manuscrit inédit :
Caribbean New Orleans : Urban Genesis, Empire, and Race in the Eighteenth-Century French Atlantic

Caribbean New Orleans propose une histoire sociale de La Nouvelle-Orléans française dans une perspective impériale et atlantique. En se focalisant sur le Régime français, de la fondation de la ville en 1718 à l’imposition de la souveraineté espagnole en Louisiane en 1769, l'ouvrage cherche à comprendre comment les habitants de cette cité portuaire créée ex-nihilo parvinrent très rapidement à inventer une manière de vivre ensemble et de former une véritable société urbaine en dépit des tensions et des processus de segmentation inhérents à toute société coloniale et esclavagiste. Il examine l’impact que la fondation tardive de la ville et sa localisation au sein de l’Empire français et des mondes atlantiques eurent sur le type de formation sociale qui se développa durant les deux premières générations.

Contrairement à la manière dont la ville est le plus souvent décrite dans l’historiographie louisianaise, ce livre montre que La Nouvelle-Orléans française ne formait pas une société de frontière qui se serait caractérisée par la fluidité des relations sociales et interethniques. Au contraire, les autorités et les colons ayant fait le choix de développer une économie et une société reposant sur le système esclavagiste, les identités raciales devinrent très vite déterminantes. En comparaison avec la plupart des autres colonies françaises, la capitale louisianaise fut en effet fondée très tardivement, au début du XVIIIe siècle. Bien que située aux marges occidentales de l’Empire français, elle fut dès l’origine intégrée au sein de mondes atlantiques qui étaient de plus en plus interconnectés. L’accroissement des échanges favorisait un processus de racialisation généralisé bien que différencié. Parmi toutes les relations que La Nouvelle-Orléans entretenait avec le reste des mondes atlantiques, les historiens ont beaucoup insisté sur celles maintenues avec la France, le Canada et l’Afrique de l’Ouest et ont négligé les connexions avec les Antilles, notamment avec Saint-Domingue. La Caraïbe, selon l’historiographie, ne serait devenue importante dans l’histoire louisianaise qu’avec l’arrivée à La Nouvelle-Orléans d’environ 10 000 réfugiés domingois via Cuba au début du XIXe siècle. Cet ouvrage met au contraire en évidence le rôle essentiel que les relations entre Saint-Domingue et la Louisiane jouèrent dès le départ puisque tout navire venant de France ou d’Afrique de l’Ouest devait nécessairement faire escale dans un port domingois, la durée de navigation dans le golfe du Mexique doublant alors presque celle du voyage transatlantique. Avec le temps, ces circulations caribéennes prirent une importance croissante et exercèrent une influence majeure sur les dynamiques sociales locales. Comme en témoigne l’adaptation à la Louisiane du Code noir antillais en 1724, Saint-Domingue devint un modèle pour les autorités locales et les colons, tandis que les esclaves qui provenaient surtout des Antilles après l’interruption presque totale de la traite africaine en 1731 amenaient leurs propres conceptions des rapports sociaux. La Nouvelle-Orléans française appartenait à une formation sociale impériale et participait d’un même système de domination raciale caribéen.

♦ En savoir plus sur Cécile Vidal
 

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