Actualités du laboratoire | 2021

Quatre conférences de Mariana Dantas, professeur à Ohio University, États-Unis

Quatre conférences de Mariana Dantas, professeur à Ohio University, États-Unis

Les 23, 30 novembre et 3, 6 décembre 2021

Mariana Dantas est professeur d’histoire à Ohio University aux États-Unis, où elle enseigne l’histoire de l’esclavage, du Brésil, et de l’Amérique Latine coloniale, ainsi que l’histoire globale.

Elle a reçu son titre de doctorat en histoire à Johns Hopkins University (2004) où elle a étudié sous la direction de A.J.R. Russell-Wood et Jack P. Greene. Sa recherche porte sur l’histoire de l’esclavage et sur la diaspora Africaine dans le monde Atlantique du XVIIIème siècle. Son premier livre, Black Townsmen: Urban Slavery and Freedom in the Eighteenth-Century Americas (Palgrave, 2008), est une étude comparative des populations noires urbaines, esclaves et libres, dans les Amériques du XVIIIéme qui révèle leur participation dans les processus régionaux d’urbanisation. Elle écrit actuellement un livre consacré aux familles métisses du Brésil colonial et à leurs expériences avec la culture raciale et la mobilité sociale. Elle a publié plusieurs articles et chapitres sur le thème de l’esclavage et de la liberté noire urbaine, notamment dans International Review of Social HistoryThe AmericasJournal of Family HistoryAfrican Economic HistoryAlmanack, et Journal of Colonialism and Colonial History.
En 2016, elle a été boursière résidente du National Humanities Center en Caroline du Nord. Elle est membre fondatrice du Global Urban History Project, un réseau de recherche international axé sur les intersections de l’histoire urbaine et globale. 

Mariana Dantas participe au Programme professeurs invités de l’EHESS. Elle est invitée par Claudia Damasceno Fonseca.
 

Conférences

1. Réseaux sociaux coloniaux et les limites de la mobilité sociale des Noirs au Brésil

Dans le cadre du séminaire de Claudia Damasceno Fonseca : « Foncier, villes et territoires au Brésil : histoire et historiographie. Approches régionales et perspectives transnationales ».

Mardi 23 novembre 2021, de 12:30 à 14:30

Séminaire en hybride
Campus Condorcet, Centre des colloques, salle 3.10
Cours des humanités 93300 Aubervilliers
Pour une participation à distance, contacter : 
claudia.damasceno@ehess.fr

Que signifiait la mobilité sociale pour la troisième génération de descendants d’hommes blancs et de femmes noires ? Ce séminaire approfondira cette question et démontrera que, si certains individus de descendance mixte au Brésil colonial pouvaient compter sur les biens et les richesses de leurs grands-pères, ils ne réussissaient pas nécessairement à transformer leur bien-être matériel en pouvoir social ou politique. La reconstitution des réseaux sociaux maintenus par les membres de ce groupe, à travers mariages, partenariats économiques, ou service militaire, révèle l’étendue de leur participation aux différents milieux socio-économiques et leur capacité à avancer dans cette société coloniale esclavagiste. Un examen de ces différents réseaux permet également d’étudier les mécanismes du concept de race au Brésil au XVIIIe siècle et d’élucider le rôle que les descendants d’Africains jouaient dans la définition des catégories socio-raciales coloniales.



2. Pétitionnaires noirs et développement de la vie urbaine coloniale dans le Minas Gerais, au XVIIIe siècle, au Brésil

Dans le cadre du séminaire de Claudia Damasceno Fonseca : « Foncier, villes et territoires au Brésil : histoire et historiographie. Approches régionales et perspectives transnationales ».

  Mardi 30 novembre 2021, de 12:30 à 14:30

Séminaire en hybride
Campus Condorcet, Centre des colloques, salle 3.10
Cours des humanités 93300 Aubervilliers
Pour une participation à distance, contacter :
claudia.damasceno@ehess.fr

En réponse à la découverte d’or et à l’essor d’une industrie minière locale à la fin du XVIIe siècle, plusieurs centres urbains apparurent rapidement dans la région du Minas Gerais, au Brésil. Bien que ces centres attirassent colons et nouveaux arrivants portugais, les esclaves africains et leurs descendants nés au Brésil constituaient la majeure partie de leurs populations. Leur travail et leurs activités économiques se révélèrent essentiels pour promouvoir et soutenir la vie urbaine. À travers leurs communautés religieuses, structurées autour de confréries laïques, ils assumèrent également les rôles d’urbanistes et de promoteurs urbains et contribuèrent à façonner la vie quotidienne dans les villes minières du Brésil. Ce séminaire examinera une série de pétitions présentées par les confréries noires du Minas Gerais au gouvernement impérial portugais pour examiner comment les habitants Noirs, esclaves et libres, de ces villes participaient à leur urbanisation à travers l’identité corporative des confréries et comment ces efforts servaient à cultiver et revendiquer leur présence en tant que citoyens.


 

3. Pères Blancs et Mères Noires : la formation de la famille face à la violence de l’esclavage

 Dans le cadre du séminaire « Pratiques sociales de la racialisation, de l’altérisation et de la domination dans l’esclavage et le post-esclavage », coordonné par Céline Flory, Myriam Cottias et Antonio de Almeida Mendes.

• Vendredi 3 décembre 2021, de 14:30 à 16:30

EHESS-Condorcet, salle A427
2 cours des humanités 93300 Aubervilliers

À travers une comparaison de la première génération des familles Vieira da Costa et Rodrigues da Cruz, ce séminaire offrira un regard critique sur le processus de formation de la famille dans le contexte de l’esclavage et du pouvoir dans les relations de genre qu’il a produites. Ces deux familles sont originaires du Minas Gerais colonial du début du XVIIIe siècle et sont le produit de relations sexuelles que les propriétaires blancs d’esclaves entretenaient avec les femmes Africaines esclaves. Domingos Rodrigues da Costa et Luiza furent mariés pendant un temps, conférant une légitimité à leur union et à leurs enfants. Jacinto Vieira da Costa, quant à lui, n’épousa jamais aucune des mères de ses huit enfants. Ces deux cas représentent les différents arrangements juridiques qui ont marqué ces rencontres sexuelles et illustrent certaines des conséquences juridiques et sociales des différents modèles de formation de la famille dans le Brésil colonial esclavagiste. 

 

4. Les enfants d’ascendance mixte et la formation de l’ordre social dans le Brésil colonial

Dans le cadre du séminaire de Jean-Frédéric Schaub, « Biopolitique et majesté : la monarchie hispanique – enquête ».

• Lundi 6 décembre 2021, de 16:30 à 18:30

EHESS-Condorcet, salle 25-A
2 cours des humanités 93300 Aubervilliers

Dans le Brésil colonial, les enfants de père blanc et de mère noire étaient souvent qualifiés de mulato ou pardo. Bien que beaucoup étaient nés esclaves, et bien que leur statut juridique fût défini par l’esclavage de leur mère, beaucoup de ces enfants naquirent libres ou furent libérés plus tard dans leur vie. Certains devinrent même aisés et influents en s’appuyant sur la propriété et la position sociale de leur père. Conserver ces avantages de leur naissance dans une société soucieuse de protéger les privilèges des blancs et la subordination des Africains et de leurs descendants pouvait cependant être difficile. À travers les cas des familles Vieira da Costa et Rodrigues da Cruz, ce séminaire examinera l’évolution des pratiques juridiques et culturelles de discrimination employées au Brésil colonial ainsi que les stratégies de résistance utilisées par les personnes d’ascendance mixte.

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