Actualités du laboratoire | 2021

Table ronde autour du n° 19 de la revue Brésil(s)

Table ronde autour du n° 19 de la revue Brésil(s)

Le populaire et le moderne : l'art brésilien, 1950-1980

Lundi 20 septembre 2021, de 15h à 18h (heure de Paris) En partenariat avec la Fondation Maison des Sciences de l'Homme (FMSH)

Table ronde autour du n° 19 de la revue Brésil(s)

Le populaire et le moderne : l'art brésilien, 1950-1980

Lundi 20 septembre 2021, de 15h à 18h (heure de Paris)


En partenariat avec la Fondation Maison des Sciences de l'Homme (FMSH)

Activité virtuelle avec inscription obligatoire : moschpun@ehess.fr

En présence des responsables du dossier :
- Abigail Lapin Dardashti
- Ana Magalhães.

Et des auteurs :
- Adrian Anagnost
- Eduardo Jorge de Oliveira
- Maria de Fatima Morethy Couto

Discutants :
- Laura Karp Lugo (Université de Lorraine)
- Thierry Dufrêne (Université Paris Nanterre)


Présentation

Ce dossier examine la relation qui s’est instaurée au Brésil, de 1950 à 1980, entre la culture matérielle – les gravures sur bois de la Literatura de cordel par exemple – et les arts visuels des années 1950-1980 comme la peinture pop. Avec sept articles, il évoque les œuvres d’art, les expositions, les collections et l’historiographie qui ont façonné la relation complexe entre le présumé « populaire » et le « moderne » au cours de cette période de créativité artistique intense, d’industrialisation rapide et d’instabilité politique. Pendant que l’abstraction non-objective dominait le monde des beaux-arts des années 1950 et définissait le modernisme de cette décennie, les collections, les publications et les expositions d’œuvres d’artistes autodidactes dits « populaires » se sont multipliées dans tout le Brésil. À la fin des années 1950, des créateurs comme Hélio Oiticica et Lygia Pape et des écrivains comme Ferreira Gullar qui avaient, jusque-là, travaillé dans le cadre de l’abstraction se sont inspirés de formes autochtones pour contester les tentatives antérieures visant à produire des représentations objectives et dites universelles.

Les historiens qui ont traité des pratiques modernes brésiliennes entre les années 1950 et 1970 ont souvent séparé deux contextes qui avaient été longtemps imbriqués : d’un côté les tendances internationales d’avant-garde chez les artistes modernes et, de l’autre, les formes autochtones visibles dans la culture matérielle des différentes régions du pays, notamment du Nordeste. Cette division a négligé le fait qu’il existait une importante communauté d’artistes autodidactes vivant en milieu urbain, comme à São Paulo et à Rio de Janeiro, et a renforcé l’opposition entre les grandes villes, perçues comme les foyers internationaux du modernisme pour l’élite, et le reste du pays où vivaient des producteurs culturels prétendument non formés et ruraux. Ce dossier s'éloigne d'une telle lecture et cherche à montrer, en premier lieu, que la distinction entre le présumé « populaire » et le « moderne » renforce les préjugés euro-centriques de l’histoire de l’art brésilien, notamment en ce qui concerne le genre, la race, et la classe sociale. Dans ce contexte, les artistes de la classe ouvrière, les artistes noirs et les artistes indigènes ont été tenus éloignés des récits dominants. En second lieu, refusant l’utilisation de termes généraux comme « populaire » ou « folklore », ce sont les études approfondies des formes autochtones présentes dans les pratiques artistiques modernes qui ont été encouragées et que nous vous invitons à lire.

 

Inscriptions obligatoire auprès de
monica-raisa.schpun@ehess.fr

 

Voir le n°19 de la revue Brésil(s)

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