Actualités du laboratoire | 2021

Appel à communications // Circuler entre les « extrêmes ». Le nationalisme(s) comme dénominateur commun. Amériques-Europe (XXe-XXIe)

Appel à communications // Circuler entre les « extrêmes ». Le nationalisme(s) comme dénominateur commun. Amériques-Europe (XXe-XXIe)

Journée d'étude internationale - Mardi 20 et mercredi 21 avril 2021 en visioconférence

Organisateurs : Frédérique Langue, Edgardo Manero et Laura Reali

APPEL A COMMUNICATIONS

 « Circuler entre les « extrêmes ». Le nationalisme(s) comme dénominateur commun. Amériques-Europe (XXe-XXIe s.)

Journée d'étude internationale
mardi 20 et mercredi 21 avril 2021


16h-19h (heure de Paris) - 12h-15h (Buenos Aires) - 9h-12h (CDMX)
En visioconférence Zoom

La journée d’étude internationale se déroulera en français et en espagnol.

Les organisateurs :  Frédérique Langue (CNRS-IHTP), Edgardo Manero (CNRS-EHESS/ Mondes américains) et Laura Reali (Université de Paris) 


Révélateurs de la vie politique, les temps de crise mettent en évidence des phénomènes intellectuels et politiques qualifiés d’“atypiques” en Europe mais inscrits dans une temporalité longue en Amérique latine. Tel es le cas des convergences, occasionnelles ou plus durables, que l’on observe au niveau national comme transnational entre les extrêmes d’un échiquier politique généralement pensé en termes de droite(s) ou de gauche(s). La scène politique latino- américaine présente un mouvement permanent d’interactions, de tensions et de combinaisons entre des traditions (démocratiques-autoritaires, universalistes-localistes, conservatrices- libérales, modernisatrices-traditionnalistes) qui échappent à cette interprétation. Les circulations d’idées et d’acteurs qui procèdent de ces convergences tendent à montrer que cette dichotomie, somme toute classique, n’est pas toujours pertinente lorsqu’il s’agit de rendre compte des expériences latino-américaines, en particulier à partir du XXe s.
Ainsi, de la Terre de Feu au Río Bravo, non seulement des organisations incompatibles du point de vue idéologique coïncident dans leurs représentations politiques et stratégiques ; mais aussi des militants d’extrême droite en viennent à rejoindre des organisations se revendiquant du marxisme, des secteurs du trotskisme ou du communisme participent à des mouvances nationaliste, des membres d’organisations révolutionnaires intègrent des groupes paramilitaires et des intellectuels passent du socialisme au «fascisme», ou jouent les conseillers entre des gouvernements antagoniques sur le plan idéologique.
La relation entre la nation en tant qu’idée et projet et le nationalisme comme “idéologie” fonde cette spécificité régionale. Les tensions et les filiations entre nation et révolution/restauration, dans laquelle s’inscrivent les différents mouvements politiques, constituent un terrain d’analyse privilégié. De multiples formes de circulations et d’alliances à l’intérieur du spectre politique, au premier regard improbables, se nourrissent d’une logique qui trouve dans l’anti-impérialisme, genre récurrent, leur manifestation la plus évidente. Cet aspect est indissociable des représentations du passé portées par le révisionnisme historique comme expression d’un projet culturel. Si cette dynamique trouve à s’exprimer de manières diverses sur le plan politique, les populismes contestataires latino-américains en constituent en revanche un cas paradigmatique. Dans la mesure où ils abordent conjointement à la fois la question sociale et la question nationale, ils forment, en effet, un type particulier de nationalisme propre à la région : la dimension identitaire y accompagne en effet l’aspect protestataire. Ici réside une différence importante par rapport aux autres expériences qualifiées de “nationalistes” ou “populistes”, aussi bien en Europe qu’en Amérique latine. Réfléchir sur la relation entre nation et contestation sociale conduirait par conséquent à mieux appréhender des circulations, des représentations et des pratiques politiques généralement perçues comme “atypiques” depuis les sociétés d’Europe occidentale. Ce propos consisterait, en dernière instance, à remettre en question le modèle dichotomique traditionnel entre des périphéries désignées bien qu’unifiées dans un soi-disant “Sud global” (des périphéries fragmentées dans les faits) et des centres globalisés jouant le rôle d’aires épistémiques productrices de connaissance.
L’actuelle crise sanitaire et ses conséquences sociales ont conféré une plus grande visibilité à cette dimension militante du politique rarement pensé par les SHS, dans laquelle les postures révisionnistes (en particulier en ce qui concerne la perception d’une histoire partagée, ou de politiques publiques sur des thèmes “unificateurs”), vont de pair avec un renouvellement des questionnements et des concepts politiques.

Les propositions — en français et en espagnol — pourront nous parvenir depuis les différents champs des SHS et sont à envoyer conjointement aux trois organisateurs :
Frédérique Langue : frederique.langue@cnrs.fr
Edgardo Manero : edgardo.manero@ehess.fr
Laura Reali : mlreali@eila.univ-paris-diderot.fr
Sous la forme suivante :
- titre
- nom
- rattachement institutionnel de l’auteur(e)
- courriel
- résumé de 300 mots.
Date limite de réception des propositions : 15 mars 2021.


Appel à communications en espagnol :

CIRCULAR ENTRE LOS “EXTREMOS”. EL NACIONALISMO (S) COMO DENOMINADOR COMÚN. AMÉRICAS-EUROPA (siglos XX-XXI)

Nos complace invitarlos a la jornada de estudio internacional "Circular entre los extremos. El nacionalismo (s) como denominador común. América-Europa (siglos XX-XXI) " que se llevará a cabo el martes 20 y miércoles 21 de abril de 2021.

Reveladores de la vida política, los tiempos de crisis ponen en evidencia fenómenos intelectuales y políticos considerados “atípicos” en Europa, pero inscriptos en una temporalidad larga en América Latina. Es el caso de las convergencias ocasionales o duraderas tanto a nivel nacional como transnacional, que se observan entre los extremos de un tablero político generalmente pensado en términos de derecha(s) e izquierda(s). La escena política latinoamericana presenta un movimiento permanente de interacciones, de tensiones y de combinaciones entre diversas tradiciones (democrática-autoritaria, universalista-localista, conservadora-liberal, modernizadora-tradicionalista) que escapan a esta interpretación. Las circulaciones de ideas y de actores que se desprenden de dichas convergencias colaboran en poner en evidencia que dicha dicotomía, clásica, no resulta siempre necesariamente pertinente para dar cuenta de las experiencias políticas latinoamericanas, en particular a partir del siglo XX. Así, desde Tierra del Fuego al Río Bravo, no solamente organizaciones ideológicamente incompatibles coinciden en sus representaciones políticas y estratégicas; sino que también militantes de extrema derecha se incorporan a organizaciones que se declaran marxistas, sectores del trotskismo o del comunismo participan en movimientos nacionalistas, miembros de organizaciones revolucionarias integran grupos paramilitares e intelectuales transitan del socialismo al fascismo o se desempeñan como consejeros entre gobiernos antagónicos en el plano ideológico.
La relación con la nación como idea y proyecto en general y con el nacionalismo(s) como “ideología”, funda esa especificidad regional. Las tensiones y las filiaciones entre nación y revolución/restauración, en las que se inscriben los diferentes movimientos políticos, constituyen un terreno de análisis privilegiado. Múltiples formas de circulación y de alianzas al interior del espectro político, a primera vista improbables, se nutren de una lógica que encuentra en el antiimperialismo, tópico recurrente, su manifestación más evidente. Este aspecto es indisociable de las representaciones del pasado producto del revisionismo histórico en tanto expresión de un proyecto cultural. Si bien esta dinámica se expresa bajo diversas formas de lo político, los populismos contestatarios latinoamericanos constituyen el caso paradigmático. Al abordar conjuntamente la cuestión social y la cuestión nacional, conforman un tipo particular de nacionalismo característico de la región, en el que la dimensión identitaria acompaña el aspecto protestatario. Esto constituye una diferencia importante en comparación con otras experiencias designadas “nacionalistas” y/o “populistas”, tanto en Europa como en América Latina. La Reflexión en torno a la relación de la nación con la contestación social apunta entonces a generar conocimiento sobre circulaciones, representaciones y prácticas políticas generalmente percibidas como “atípicas” en las sociedades de Europa occidental. En última instancia, participa del cuestionamiento del modelo tradicional dicotómico entre periferias “objetivizadas” falsamente unificadas en un supuesto “Sur Global” –pero en los hechos fragmentadas- y centros globalizados en tanto áreas epistémicas productoras de conocimiento.
La actual crisis sanitaria, devenida social, ha dado mayor visibilidad a esta dimensión militante de lo político aun escasamente pensada por las ciencias sociales, en la que posturas revisionistas (especialmente en la percepción de una historia compartida, o de políticas públicas sobre temas “unificadores”) van de la mano con renovadas cuestiones conceptuales y políticas.

Las propuestas –en francés o en castellano- pueden provenir de los diferentes campos de las Ciencias Sociales. Deberán enviarse conjuntamente a los tres organizadores:  Frédérique Langue : frederique.langue@cnrs.fr, Edgardo Manero : edgardo.manero@ehess.fr et Laura Reali : mlreali@eila.univ-paris-diderot.fr. Deberán contener un título, un resumen de unas 300 palabras, así como el nombre del/la autor/a y de la institución a la que pertenece.

Fecha límite de recepción de proposiciones: 15 de marzo de 2021.

Pour en savoir plus

EHESS
CNRS
Paris Sorbonne
Paris Ouest Nanterre la Défense

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