Actualités du laboratoire | 2019

Six conférences de Cecilia Méndez Gastelumendi, professeure à l’Université de Californie, Santa Barbara (UCSB), États-Unis

Six conférences de Cecilia Méndez Gastelumendi, professeure à l’Université de Californie, Santa Barbara (UCSB), États-Unis

Les 17, 20 et 24 mai et les 4 et 6 juin 2019

Cecilia Méndez Gastelumendi is a Peruvian historian, and an Associate Professor of History  and Director of the Program in Latin American Studies at the University of California in Santa Barbara. She has published widely on questions of nationalism, racism, state formation and civil wars, and the historical relationship between the peasants and the Army in Peru. Her book The Plebeian Republic (2005) received the Howland Cline Prize from the Conference on Latin American Historians as the best contribution to the history of Indians in Latin America. Méndez’s research has been supported by prestigious grants, including fellowships from the Program in Agrarian Studies at Yale University, The Stanford Humanities Center, the National Endowment for the Humanities, the Social Science Research Council, the Harry Frank Guggenheim Foundation, the Wenner-Gren Foundation for Anthropological Research, a Spain’s Ministry of Foreign Affairs fellowship, and the Center for Historical Studies at the

University of Texas at Austin. Her forthcoming book Violencias Fundacionales is in press with La Siniestra Ensayos in Lima. She is preparing a chapter for the upcoming Cambridge History of Terrorism.
For more information, visit her website.

Cecilia Méndez Gastelumendi est professeure invitée à l'EHESS par Clément Thibaud.
 



 « ¿ Es posible una ciudadanía étnica ? Las raíces coloniales del indigenismo jurídico del siglo XX en América Latina : El caso del Perú »

Dans le cadre du séminaire d’anthropologie américaniste (SAA), organisé par A. Ariel De Vidas, I. Daillant, AL. Gutierrez-Choquevilca.

Discutante: Valérie Robin(Université Paris Descartes/ CANTHEL)

Une citoyenneté ethnique est-elle possible ? Les racines coloniales de l’indigénisme juridique en Amérique latine au XXesiècle : le cas du Pérou”

Les mouvements indigènes latino-américains des années 1980-1990, ainsi que les changements juridiques survenus dans plusieurs pays sous la bannière du «multiculturalisme»,  ont  parfois  laissé penser que s’y accomplissaient alors des promesses de citoyenneté ajournées depuis l’Indépendance. Cette vision élude pourtant la longue histoire de l’indigénisme juridique qui a culminé entre 1910 et 1940 en Amérique latine, et particulièrement au Pérou.  En se concentrant sur la constitution promulguée par le président péruvien Agusto B. Leguía en 1920 –la première à reconnaître l’existence légale de « communautés indigènes » depuis l’Indépendance un siècle plus tôt–et sur la législation débattue ou adoptée des années 1910 à 1940 (y compris un projet de Code indien en 1946), on évaluera l’influence de la législation coloniale sur la législation et les politiques nationales concernant les Indiens. On verra en particulier que l’octroi de droits spécifiques aux Indiens au Pérou à partir des années 1920 présupposait en eux des humains dégradés, tout comme la législation coloniale concevait les Indiens comme misérables ou comme des mineurs nécessitant une tutelle. L’analyse insistera aussi sur la contextualisation globale des débats sur les droits des « peuples indigènes ». Tout comme à l’époque coloniale, ils s’insèrent au XXe siècle dans un contexte mondial et ne se cantonnent pas à une seule colonie ou nation.
L’intervention sera en espagnol.

• Vendredi
17 mai 2019, de 10h à 12h
EPHE (salle AS1_09) – 54 bd Raspail, 75006 Paris



« La genealogía del nacionalismo militar del siglo XX : El caso del José Palacios y El Museo Erudito : Cuzco, 1837-1839 »

Dans le cadre du séminaire d’Annick Lempérière : « Histoire contemporaine de l’Amérique Latine. Perspectives historiographiques et méthodologiques ».

This lecture traces the genealogy of the late-twentieth century historical discourse that posited Tupac Amaru II as the initiator of Peruvian independence (and a foundational figure of the Peruvian nation) to Cuzqueño journalist José Palacios and his newspaper El Museo Erudito (Cuzco 1837- 1839).  Although Palacios’s pioneering attempts to vindicate the memory Tupac Amaru II and his rebellion (1780-1783) as a “memorable” and foundational event in the emerging nation remarkably resemble those of the left-leaning militaries that ruled Peru under general Velasco (1968-1875), he remains understudied and unknown to the historiography.

My lecture will highlight Palacios’s role as a self-aware, innovative historian committed to influencing the public sphere much before national historiographies in Latin America and elsewhere were written. His interest in vindicating Túpac Amaru II as the initiator of what he dubbed the “Peruvian Revolution” was deeply intertwined with his conviction that history was the form of knowledge called upon to creating a national community of memory, hence his commitment to publishing historical documents in El Museo Erudito, so that those “memorable events” would not be forgotten. However, unlike other historians engaged in similar ventures in Latin America at that time, as was the case with Pedro de Angelis in the Buenos Aires of Juan Manuel de Rosas, Palacios’s historical project lacked the patronage of heads of state and remained marginal even in its own time.
L’intervention sera en espagnol.

Lundi 20 mai 2019, de 14h à 16h

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre Malher (salle 106, entresol) – 9 rue Malher, 75004 Paris


 

« Foundational Violences : Silences, Memory, and Fratricide in Peru’s Historiographical Narratives, 2019- 1781 »

Dans le cadre du séminaire : « La démocratie à l’œuvre. Approches comparatistes. XVIIIe-XXIe siècles », organisé par V. Hébrard, G. Verdo, D. Vidal, A. Enders, C. Thibaud.

Despite having occurred four decades before the establishment of Peru’s national state, the Túpac Amaru rebellion (1780-1783) can be studied as a civil war by virtue of its lingering effects in the country’s memory.  But insofar as it was, for the most part, a repressed memory, it was not integrated into an open, explicitly political discourse at the national level, at least until the 1960s.  My presentation analyzes the silencing and memories of the Túpac Amaru rebellion and subsequent –mostly indigenous– rebellions (1780-1815) as they manifested themselves in popular and historiographical narratives from shortly after they occurred. It postulates that the erasure of these uprisings from the earliest foundational historiographical narratives of the nation cannot be interpreted as forgetfulness but rather as a product of an uneasiness toward their violent character. Yet, it was not violence per se that unsettled the dominant historiography, as much its remembrance in “ethnic” terms. Put it other words: the rebellion of Túpac Amaru was not silenced because it was violent but because it evoked, in mostly Creole writers, the idea of Indians exerting violence. 

My ultimate goal is to decipher a seeming paradox ; to wit, how the very country that produced both the major anti-Spanish colonial insurgency in Spanish America prior to the wars of independence, and the bloodiest Marxists guerrilla in the 20th century, crafted one of the most conservative –“insurgency averse” – historical narratives of national foundation in the continent.
La conférence sera en anglais.

Lundi 20 mai 2019, de 17h à 20h
ENS (salle de l'Institut d'Histoire Moderne et Contemporaine) – 45, rue d'Ulm 75005 Paris 

 

« Violencias fundacionales : Silencios, memoria y fratricidio en las narrativas historiográficas del Perú, 2019-1781 »

Dans le cadre du séminaire de Gilles Bataillon : « Problèmes de la démocratie en Amérique latine (1978-2019) ».
La conférence sera espagnol.
 

Mardi 4 juin 2019, de 17h à 19h
EHESS (salle M. & D. Lombard) – 96 bd Raspail, 75006 Paris


 

« Is Ethnic Citizenship Possible? Colonial Roots of 20th Century Juridical Indigenismo in Latin America : the Case of Peru »

Dans le cadre du séminaire de Clément Thibaud : « L’Amérique hispanique de l’ère des révolutions au moment positiviste : citoyenneté catholique, race et colonisation nouvelle (1750-1900) ».
La conférence sera en anglais.
 

Jeudi 6 juin 2019, de 9h à 11h
EHESS (salle A05_51) – 54, bd Raspail, 75006 Paris


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