Actualités du laboratoire | 2016

Soutenance de thèse de Romy Sánchez

Soutenance de thèse de Romy Sánchez

Quitter la Très Fidèle - Exilés et bannis au temps du séparatisme cubain (1834-1879)

Lundi 12 décembre 2016, à 14h - Centre Malher, 9 rue Malher, Paris 4e - salle 107 (sous-sol)

Mondes Américains et le CRALMI ont le plaisir de vous inviter

à la soutenance de thèse de doctorat
d’Histoire contemporaine de Romy Sánchez

Quitter la Très Fidèle
Exilés et bannis au temps du séparatisme cubain (1834-1879)

préparée sous la direction de Madame Annick Lempérière,
Université Paris 1

Lundi 12 décembre 2016, à 14h,
Centre Malher,
9 rue Malher, Paris 4e - salle 107 (sous-sol)  

Jury :
• Sylvie Aprile, Professeure à l’Université de Lille 3 - Charles de Gaulle
• Ada Ferrer, Professeure à l’Université de New York (NYU)
• Pilar González Bernaldo, Professeure à l’Université de Paris VII - Paris Diderot
• Michèle Guicharnaud-Tollis, Professeure à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour
• Clément Thibaud, Professeur à l’Université de Nantes

Résumé :
Cette thèse analyse le rôle ambivalent de l’exil politique cubain dans le processus de séparation de Cuba et l’Espagne au XIXe siècle, à l’époque où se définit un mouvement anticolonial dans l’île. S’il est indéniable que le héros national cubain, José Martí, a passé plus de temps en exil qu’à l’intérieur de Cuba, ce travail s’écarte de l’idée d’une « fabrique de la nation » hors-sol que l’omniprésence de cette figure a pu suggérer. Des années 1830 à la fin de la guerre des Dix Ans, quitter Cuba n’est pas toujours synonyme d’aspirations indépendantistes. À l’inverse, le départ peut même, dans certains cas, tempérer les aspirations séparatistes des créoles. Loin de prétendre au portrait de groupe exhaustif, cette étude insiste sur la grande diversité d’un personnel trop souvent unifié par l’histoire-patrie insulaire, et sur les dissonances que l’exil introduit dans le récit patriotique cubain. Cette analyse sociopolitique d’un personnel à première vue secondaire pour le récit national cubain aborde trois points principaux. Premièrement, l’étude de l’exil pousse à repenser les jalons chronologiques du nationalisme cubain, et ceux de la relation impériale entre île et péninsule. Cet objet transversal fait émerger une nouvelle temporalité du lien colonial. Plutôt que de considérer Cuba comme « attendant sa libération » dès le temps des indépendances ibéro-américaines, un « temps du compromis » se dessine, qui dure pendant tout le long XIXe siècle cubain et hispano-cubain. Deuxièmement, la nouvelle géographie impériale dessinée par la carte de l’exil séparatiste pendant la période étudiée donne à voir de nouveaux problèmes politiques pour un empire espagnol amputé de ses anciennes possessions américaines et cherchant à se renouveler. Si à première vue l’existence d’un tel personnel exilé et banni dans et hors de l’empire témoigne de sa déliquescence, ce travail montre que l’empire se réinvente dans un nouveau modèle à partir de 1837, et se sert de ses ennemis pour mettre au point de nouvelles pratiques coloniales. Enfin, s’il est certain qu’il a existé une synergie indépendantiste dans les années 1870 chez les créoles cubains séparatistes de l’intérieur et de l’extérieur, cette thèse montre que ceux qui s’autodéfinissent comme « exilés cubains » compliquent par leur grande diversité les aspirations nationales définies par la République en Armes de Guáimaro en avril 1869. Annexionnistes, réformistes, autonomistes et indépendantistes débattent, s’entendent ou se confrontent à l’étranger pour penser la nation cubaine à venir. Cette thèse contribue à enrichir, à travers le cas cubain, l’histoire d’un XIXe siècle euro-américain compris comme « siècle des exilés ».

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