Actualités du laboratoire | 2016

Soutenance d'Habilitation à Diriger des Recherches d'Edgardo Manero :

Soutenance d'Habilitation à Diriger des Recherches d'Edgardo Manero : "Cultures stratégiques, violences et altérités en Amérique latine. Des Etats post-coloniaux au désordre global (XIXe siècle -XXIe siècle)" - "Les Amériques, hétérogénéité stratégique et désordre global"

Mercredi 27 janvier 2016, 14h à l'Université Paris 8

Edgardo Manero,  chargée de recherche CNRS-EHESS et membre de Mondes Américains, présentera ses travaux de recherches dans le cadre de son Habilitation à diriger des recherches

Composée de deux partie
Partie 1 : rapports de synthèse
Partie 2 : texte inédit


Partie 1 - Cultures stratégiques, violences et altérités en Amérique latine. Des Etats post-coloniaux au désordre global (XIXe siècle -XXIe siècle)

Partie 2 - Les Amériques, hétérogénéité stratégique et désordre global

 

Mercredi 27 janvier 2016 à 14h

Université Paris 8
Salle des thèses, Espace Deleuze
Bâtiment A, 1er étage (Face à l’Amphi A2)

(ligne 13, station Saint-Denis Université)
 

►Télécharger les plans de Paris 8


Composition du jury :

• Marie Cuillerai, professeur, Université Paris 7
• Ninon Grangé, maître de conférences HDR, Université Paris 8
• Frédérique Langue, directrice de recherche, CNRS/IHTP
• Annick Lempérière, professeur, Université Paris 1
• Denis Rolland, professeur, recteur de l’Université de Dijon
• Patrice Vermeren, professeur, Université Paris 8 (garant de l’HDR)
• Susana Villavicencio, professeur, Université de Buenos Aires

Résumé

Au croisement de la socio-histoire et de la théorie politique, les recherches portent sur l’Amérique latine depuis la seconde moitié du XXe siècle. Faisant référence à une dimension particulière du politique – le stratégique –, elles se trouvent au cœur de trois centres d’intérêt : les rapports entre la « politique » et la « guerre », les nationalismes et les altérités menaçantes. S’interrogeant autant sur la relation de la « violence » avec les fondements du pouvoir que sur l’universalité et les particularités des schémas par lesquels les diverses sociétés latino-américaines garantissent leur survie, les recherches ont pour objet d’aboutir à une meilleure compréhension des conséquences, en termes stratégiques, du processus entamé avec la fin de la Guerre froide (1989) en Amérique latine, ainsi que de sa redéfinition opérée dès septembre 2001. S'inspirant de deux principes, la pluridisciplinarité et le comparatisme – diachronique ou synchronique –, nos recherches ont porté fondamentalement sur l'aire culturelle constituée par l'Amérique latine, en particulier l’Amérique du sud, considérée à la fois dans sa spécificité et dans ses rapports avec les États-Unis. Le travail se propose de penser les variations concrètes que le stratégique manifeste historiquement à partir d’un traitement qui en révèle les structures et les fondements. Recoupant trois domaines – l’Amérique latine, les États-Unis et l’usage de la violence, en particulier d’État –, le travail traite des échanges entre les deux aires culturelles. Tout en maintenant l’intérêt principal focalisé sur la société argentine, la réflexion est de caractère régional. Eu égard à la difficulté d’établir des parallèles entre des sociétés largement différentes – l’écart entre le cône sud, le monde andin, l’Amérique centrale et le Brésil est considérable –, des mouvements politiques et des forces armées hétérogènes comprenant plusieurs tendances et une gravitation très différente, le thème mérite une analyse comparative. Mais au-delà du cas des Amériques, notre approche permet d’aborder des aspects jusqu’à présent ignorés de ce qui a trait au pouvoir en tant qu’il s’appuie sur « la menace de mort collective ». Contribuant, à partir de la réflexion sur l’Amérique latine, à une histoire stratégique, donc politique, elle permet d’investir de nouveaux terrains pour observer et décrire, dans des contextes socioculturels différents, des questions telles que la place et le statut de la notion de guerre(s) au tournant du XXe au XXIe siècle, le poids résiduel des représentations stratégiques fondatrices et leur articulation avec les conflits « sociaux », la relation identité/altérité comme dimension centrale du stratégique, la conception de la sécurité ou les modes selon lesquels des groupes déterminés thématisent négativement certains « Autres » en les instituant en menace. Notre approche participe à un renouvellement de ce type d’étude qui n’est pas seulement dicté par la référence à des nouveaux enjeux. Le regard sur des espaces géographico-culturels comme le latino-américain contribue à faire comprendre que les catégories à partir desquelles la « guerre » avait été traditionnellement pensée ont commencé à se brouiller dans le(s) Sud(s) pendant la Guerre froide, montrant que les représentations et pratiques stratégiques pouvaient fonctionner sur la base du palimpseste. Les recherches ont mis en question la tendance à comprendre les modifications dans la sécurité uniquement sous l’approche de la rupture par rapport au modèle de guerre occidental traditionnel, interprétation limitée pour éclairer les conflits armés dans de nombreux espaces sociaux et géographiques du désordre global, toujours loin d’être pertinente pour l’Amérique latine. Si les travaux s’attachent prioritairement à l’analyse des contextes historiques et des implications politiques de la réflexion stratégique en tant que pensée et pratique liées à la survie des collectifs d’identification, ils ne s’y épuisent pas pour autant. Ce vaste champ empirique constitué par les expériences politico-sociales latino-américaines nous a fourni des éléments permettant une réflexion qui, bien que centrée sur la relation politique-guerre, transcende la dimension « sécuritaire », comme le montrent les études qui portent autant sur la dimension des affects et des émotions en politique que sur la question nationale, les populismes contestataires ou la réélaboration du souvenir de l’expérience traumatique en tant que fondement du mécanisme disciplinaire via les politiques de mémoire. Bien que porteuses de nouveautés, ces problématiques, conçues sous l’angle des études stratégiques, ont peu retenu l’attention des chercheurs en sciences sociales, en particulier des historiens.

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