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Marianne González Alemán

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Institution(s) de rattachement : Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Centre(s) de rattachement : CRALMI, Mondes américains

Coordonnées professionnelles

mariannedel78[at]gmail.com

Marianne González Alemán est docteur en histoire de l’Université Paris-I et chercheuse au Conseil national de recherches scientifiques et techniques (Conicet, Argentine), au sein du laboratoire d’histoire argentine et américaine Dr Emilio Ravignani. Elle enseigne également l’histoire à l’Université nationale de Tres de Febrero. Elle a publié de nombreux articles sur le droit de réunion et les usages politiques de la rue à Buenos Aires pendant l’entre-deux-guerres et codirigé avec Eugénia Palieraki l’ouvrage Revoluciones imaginadas (RIL editores, 2013).

Thèmes de recherche : Argentine, participation politique, manifestations de rue, liberté de réunion, entre-deux-guerres, violence politique.

Bibliographie

• González Alemán Marianne, "La « Marche sur Buenos Aires » de 1935. Fraude électorale et mobilisation de masse au temps de la crise de la démocratie", in Vingtième Siècle. Revue d'histoire, Paris: Presses de Sciences-po, 2016, n°129, p. 109 - 121.

• González Alemán Marianne, "Ciudadanos en la calle. Violencia, virilidad y civilidad política en la campaña presidencial porteña de 1928", in Hispanic American Historical Review, Duke University Press, 2014, vol. 94, n°3. p. 421 - 453.

• González Alemán Marianne; Palieraki Eugenia (dir.), Revoluciones imaginadas. Itinerarios de la idea revolucionaria en América Latina contemporánea, Santiago de Chile: RIL Editores, 2013, p. 11 - 16.

Curriculum Vitae

***

Sujet de thèse

"Virils et civilisés". Citoyenneté et usages politiques de la rue à Buenos Aires (1928-1936). Sous la co-direction de Annick Lempérière et Alejandro Cattaruzza (Université de Buenos Aires).

Thèse soutenue le 1er mars 2012

Composition du jury :

Mme Danielle Tartakowsky, Professeur à l’Université Paris 8, rapporteur ; M. Luciano de Privitellio, Professeur à l’Université Nationale de San Martín, rapporteur ; M. Jean-Clément Martin, Professeur émérite à l’Université Paris 1 ; Mme Hilda Sabato, Professeur à l’Université de Buenos Aires.

Résumé

En 1912, la réforme du système électoral argentin instaure le vote secret et obligatoire pour tous les hommes argentins majeurs et impose l’élection comme la forme principale de participation à la vie politique. Cependant, l’élargissement du corps des votants n’est alors que le point de départ d’un processus plus vaste de réappropriation d’un statut politique en pleine redéfinition. À Buenos Aires, les élections et les campagnes électorales ne sont ni la seule forme d’intervention politique, ni l’unique élément permettant de comprendre les caractéristiques du processus de construction de la citoyenneté dans l’entre-deux-guerres. Cette recherche soutient la thèse selon laquelle, après 1912, la rue continue de fonctionner comme un espace d’intervention considéré par les acteurs comme susceptible de compléter le vote. « Virils et civilisés », telles sont les deux facettes d’une culture politique qui, tout en promouvant les comportements policés associés à la civilité électorale, valorise aussi les prises de position vigoureuses, la capacité des citoyens à affirmer haut et fort leurs positions dans l’espace public, ainsi qu’à se lever en armes pour défendre la République. À partir de 1928, la crise du système politique donne une plus grande visibilité à la facette virile de la citoyenneté. Chaque camp postule alors la lutte politique en des termes irréductibles, niant à son adversaire le statut d’interlocuteur légitime et s’arrogeant le monopole de la défense des institutions. Dans ce contexte marqué par la perte des règles communes du jeu démocratique, la rue devient la scène centrale sur laquelle les acteurs collectifs tendent à agir en vertu de principes de légitimité différents.

EHESS
CNRS
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